Une enquête de Mediapart sur Nestlé
Un rapport dévoilé par le journal Mediapart le 31 octobre 2024 dénonce une ‘contamination non maîtrisée’ pour des eaux minérales commercialisées sous les marques Hépar, Contrex et Vittel, impliquant le leader mondial de l’agroalimentaire, Nestlé. Bien que la multinationale maintienne qu’il s’agit de projections hypothétiques, ces affirmations sont contredites par les écrits des ingénieurs.
Un rapport confidentiel alarmant
D’après Mediapart, ce document daté de juin 2022 aurait été gardé secret par Nestlé. Le rapport classé ‘confidentiel’ signale l’existence de 20 défaillances et non-respects de la réglementation sur la qualité des eaux et la pollution environnementale causée par son activité.
Concentration préoccupante d’arsenic
Les ingénieurs ayant rédigé ce rapport informent qu’il existe un risque de concentrations d’arsenic dépassant les seuils de sécurité alimentaire. Les valeurs pourraient atteindre 12 à 13 µg/L, excédant ainsi le taux réglementaire de 10 µg/L.
Inspection et découvertes
Lors d’une inspection des usines Nestlé dans les Vosges par les autorités sanitaires, des structures souterraines, de faux murs en inox et des armoires dissimulant des traitements interdits sur les eaux minérales naturelles auraient été découverts. Le Service National d’Enquête et d’autres agences mènent une enquête approfondie.
Les implications pour la santé
Le risque pour la santé est évalué comme ‘élevé’, avec des études indiquant que l’exposition à l’arsenic peut avoir des effets cancérigènes à long terme. Malgré cela, Nestlé se veut rassurant, déclarant que les conclusions des ingénieurs ne sont que des hypothèses mal traduites et mal formulées.
Questions persistantes
Néanmoins, plusieurs questions demeurent sans réponse, telles que : quels sont les résultats des prélèvements quotidiens de concentration en arsenic et pourquoi le rapport des ingénieurs n’a-t-il pas été transmis aux autorités sanitaires ?
