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    Instagram crée des comptes adolescents pour protéger les jeunes

    États-Unis, Canada, Royaume-Uni, Australie, France

    Meta introduit des comptes adolescents sur Instagram

    La maison mère d’Instagram et de Facebook, Meta, fait face à la pression croissante de ses détracteurs. Accusé d’affecter la santé mentale et physique des jeunes, le réseau social a annoncé la création de comptes spécialement conçus pour les adolescents âgés de 13 à 17 ans. Les utilisateurs de moins de 13 ans ne sont pas habilités à s’inscrire normalement. Mais qu’est-ce que cela va concrètement changer ?

    Pourquoi créer des comptes spéciaux ?

    La colère des États américains grandit face au manque de régulation des réseaux sociaux. En octobre dernier, environ quarante États ont porté plainte contre les plateformes de Meta, les accusant d’exacerber les risques d’addiction, de cyberharcèlement et de troubles alimentaires.

    Matthew Bergman, avocat et fondateur d’une organisation pour défendre les « victimes des réseaux sociaux », déclare : « Instagram crée une dépendance. L’appli entraîne les enfants dans des spirales infernales, où ils sont exposés non pas à ce qu’ils veulent voir, mais à des contenus dont ils ne peuvent pas détourner le regard ». Cet avocat représente plusieurs parents, dont ceux d’un enfant qui s’est suicidé après avoir été incité par des vidéos recommandées sur Instagram ou TikTok. D’autres cas touchent des jeunes filles ayant développé des troubles alimentaires graves. Lors d’une audition au Sénat américain, Mark Zuckerberg a présenté ses excuses.

    Comment fonctionnent les « comptes adolescents » ?

    Plusieurs fonctionnalités existent déjà sur l’application mais seront désormais activées par défaut. Les comptes des utilisateurs de 13 à 17 ans seront automatiquement privés. Les adolescents de plus de 16 ans souhaitant rendre leur profil public, par exemple pour devenir influenceurs, devront obtenir l’autorisation préalable de leurs parents. Cette mesure s’applique aux nouveaux inscrits comme aux anciens utilisateurs.

    En outre, les vidéos montrant des bagarres, jugées sensibles par Meta, ne seront plus visibles. Une option de « mots masqués » sera activée par défaut pour filtrer « les expressions offensantes dans les commentaires ou les messages privés ». De plus, les adultes ne pourront plus contacter un mineur s’ils ne se suivent pas mutuellement sur le réseau social.

    Qu’est-ce qui change pour les parents ?

    Le contrôle parental sera renforcé, permettant aux parents de superviser les activités de leurs enfants et d’agir en conséquence, par exemple en bloquant l’application à certaines heures ou après une durée d’utilisation quotidienne donnée. Antigone Davis, vice-présidente en charge de la sûreté chez Meta, résume : « C’est une mise à jour importante, conçue pour que les parents aient l’esprit tranquille ».

    Les parents auront également accès à une liste des personnes avec lesquelles leur enfant a interagi au cours des sept derniers jours, et pourront voir le nombre de contacts communs, sans pour autant pouvoir lire le contenu des messages échangés.

    Quand les comptes seront-ils mis en place ?

    Le système sera déployé à partir du 17 septembre dans plusieurs pays, notamment les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni et l’Australie. Un lancement devrait également avoir lieu en France d’ici la fin de l’année, ainsi que dans l’Union européenne. Les comptes adolescents pourraient par la suite être étendus à d’autres réseaux sociaux comme Facebook.

    Quels sont les risques de détournement ?

    Antigone Davis souligne que « nous savons que les adolescents peuvent mentir sur leur âge pour contourner ces protections ». Si un adolescent tente de modifier sa date de naissance, il devra prouver son âge. Cependant, si le mensonge survient lors de la création du compte, le contrôle sera plus complexe. Meta refuse actuellement de vérifier l’âge de tous ses utilisateurs, invoquant le respect de la confidentialité. Selon Davis, « si nous détectons que quelqu’un a certainement menti sur son âge, nous intervenons, mais nous ne souhaitons pas obliger trois milliards de personnes à fournir une pièce d’identité ».

    Elle ajoute que le contrôle de l’âge serait plus efficace s’il était réalisé au niveau du système d’exploitation mobile des smartphones, que ce soit Android (Google) ou iOS (Apple), car ces derniers possèdent des informations précieuses sur l’âge des utilisateurs et pourraient les partager avec toutes les applications utilisées par les adolescents.

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