En France, plus de 270 000 personnes vivent avec la maladie de Parkinson, ce qui en fait la deuxième maladie neurodégénérative la plus fréquente après la maladie d’Alzheimer. Une étude menée par les Hôpitaux universitaires de Genève et l’Université de Genève s’est intéressée à un aspect clé de son évolution. D’après les chiffres de la Fondation pour la recherche médicale, les scientifiques montrent qu’il est possible de prédire l’évolution à long terme de la maladie en fonction du côté du corps touché par les premiers symptômes. Ainsi, lorsque les premiers signes apparaissent à droite, le déclin cognitif sera plus marqué; à gauche, les troubles psychiatriques comme la dépression ou l’anxiété seront plus sévères.
Influence du côté d’apparition sur l’évolution
Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont analysé 80 études publiées sur les cinquante dernières années. Ces résultats constituent une avancée cruciale pour l’étude des symptômes non moteurs de la maladie
souligne Julie Péron, professeure associée au laboratoire de neuropsychologie de l’UNIGE. Pour la première fois, ces travaux mettent en évidence que le côté d’apparition des premiers symptômes influence non seulement les troubles moteurs mais aussi les manifestations cognitives et émotionnelles de la maladie.
Implications cliniques et approche personnalisée
Les chercheurs souhaitent que cette découverte soit prise en compte lors du diagnostic afin d’établir une prise en charge personnalisée pour chaque patient. La prise en compte de ce facteur permettrait une réelle anticipation et orienterait les patients vers des thérapies ciblées en fonction de leur profil parkinsonien spécifique
affirme Philippe Voruz, chercheur postdoctoral au Laboratoire de neuropsychologie clinique et expérimentale. En moyenne, 25 000 nouveaux cas sont dépistés chaque année, dont 83 % après l’âge de 50 ans.
