Médicaments prescrits et démence chez les seniors
Certains médicaments prescrits pour l’hyperactivité de la vessie chez les patients souffrant d’incontinence urinaire augmenteraient jusqu’à 31% le risque de démence chez les personnes âgées. Cette information provient d’une vaste étude publiée dans le British Medical Journal, impliquant près d’un million de Britanniques de plus de 55 ans, dont certains avaient reçu un diagnostic de démence.
Risque accru selon le type de médicament
Les chercheurs ont observé que la prise régulière de médicaments soulageant les contractions anormales de la vessie est liée à une augmentation de 18% du risque de diagnostic de démence, un risque plus élevé chez les hommes (22%) qu’en femmes (16%).
Parmi les médicaments identifiés, trois se distingueraient par leur forte association avec le risque accru de démence :
- l’hydrochlorure d’oxybutynine (Ditropan et ses génériques)
- le tartrate de toltérodine (Detrusitol)
- le succinate de solifénacine (Vesicare)
Considérations pour un traitement adapté
Les patients recevant du chlorhydrate d’oxybutynine présentent un risque accru de 31% de démence, tandis que ceux prenant du tartrate de toltérodine affichent un risque accru de 27%. Les chercheurs insistent sur la nécessité pour les cliniciens de considérer les risques à long terme liés à ces traitements, et de réfléchir à des alternatives qui pourraient réduire le risque de démence.
