Le rôle des tests du sommeil
Les tests du sommeil servent généralement à diagnostiquer les troubles du sommeil, mais les divers biomarqueurs enregistrés lors de ces tests peuvent également fournir des informations plus larges sur la santé. C’est pourquoi des chercheurs de l’Institut des sciences Weizmann, en Israël, ont cherché à exploiter ces données pour déterminer quel peut être l’impact du manque de sommeil sur notre santé.
Leur étude, publiée dans Nature Medicine, démontre à quel point le manque de sommeil peut générer des effets bien plus graves que de la simple fatigue. Elle suggère que certaines maladies chroniques pourraient être évitées grâce à des conseils adaptés en matière de sommeil.
Un sommeil de mauvaise qualité associé à de nombreuses maladies
Les chercheurs se sont procuré les informations santé obtenues à partir de 16 812 nuits de surveillance à domicile de plus de 6000 personnes âgées de 40 à 75 ans, participant à des tests d’apnée du sommeil. Les résultats révèlent qu’en raison du manque de sommeil, les hommes courent un risque plus élevé de maladies cardiovasculaires, tandis que les femmes pourraient être plus susceptibles de développer de l’ostéoporose et de l’ostéopénie.
En outre, un sommeil insuffisant ou de mauvaise qualité est également associé à une augmentation de l’inflammation et des problèmes du système immunitaire. Cela peut également augmenter le risque de maladies endocriniennes, comme le diabète et l’hyperthyroïdie.
Bien manger pour mieux dormir
Cependant, cette étude met aussi en lumière l’impact surprenant de l’alimentation sur un bon sommeil. « Les analyses du microbiome intestinal et du régime alimentaire (surtout chez les femmes) étaient particulièrement prédictifs des symptômes cliniques de l’apnée obstructive du sommeil, y compris de la somnolence, » expliquent les scientifiques. Le mode de vie sédentaire et le niveau d’activité physique influencent également le rythme de sommeil.
Les chercheurs espèrent que leurs travaux poseront les bases de nouveaux modèles prédictifs basés sur la surveillance du sommeil.
Source : Phenome-wide associations of sleep characteristics in the Human Phenotype Project, Nature Medicine, janvier 2025.
