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    Arabie Saoudite : milliards d’investissements et alliances stratégiques

    France

    Lors de la première visite d’État de son second mandat, le président américain Donald Trump a assisté à une démonstration éclatante d’alliances stratégiques avec l’Arabie Saoudite, qui a promis plusieurs milliards d’euros d’investissements dans les domaines de la défense et de l’intelligence artificielle.

    Le président américain Donald Trump lors de sa visite au Golfe

    Un accueil fastueux et des promesses d’investissements massifs

    Le 20 février, l’Arabie Saoudite a annoncé des contrats d’une valeur de près de 530 milliards d’euros avec les États-Unis, couvrant l’armement et l’intelligence artificielle. Ce chiffre impressionnant inclut notamment un accord d’achat d’armes estimé à environ 126 milliards d’euros, qualifié par la Maison-Blanche de plus grand contrat d’armement jamais conclu.

    En parallèle, la société saoudienne DataVolt s’engage à investir 17,7 milliards d’euros dans des installations liées à l’intelligence artificielle aux États-Unis. Plusieurs géants technologiques, dont Google, ont également prévu des investissements dans les deux pays, ce qui constitue une avancée majeure pour l’Arabie Saoudite confrontée jusque-là à des restrictions sur les technologies avancées américaines.

    Lors de la cérémonie au palais, sous de majestueux lustres, le prince héritier Mohammed ben Salmane, qui dirige effectivement le royaume en raison de la santé fragile du roi Salman, a promis ces investissements colossaux. Donald Trump a même plaisanté en suggérant que le montant devrait atteindre 880 milliards d’euros.

    « Nous avons ici les plus grands dirigeants d’entreprise du monde qui vont repartir avec beaucoup de chèques », a affirmé Trump, évoquant également la création probable de deux millions d’emplois aux États-Unis liés à ces échanges commerciaux.

    Relations diplomatiques et levée des sanctions sur la Syrie

    Dans un geste diplomatique majeur, Donald Trump a annoncé la levée des sanctions américaines sur la Syrie, répondant à une demande clé de l’Arabie Saoudite. Cette décision marque un net réchauffement dans la politique américaine au Moyen-Orient, rompant avec certains alliés traditionnels comme Israël.

    Le président américain a aussi exprimé son espoir fervent que l’Arabie Saoudite normalise ses relations avec Israël, un pas important qui reste conditionné à la création d’un État palestinien, selon Ryad. Jusqu’à présent, seuls les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Maroc ont officialisé des accords avec Israël durant le premier mandat de Trump.

    Une image renouvelée pour l’Arabie Saoudite

    Le prince héritier Mohammed ben Salmane lors de la visite de Trump

    Depuis le meurtre du journaliste dissident Jamal Khashoggi en 2018, attribué au prince héritier selon les renseignements américains, Ryad a multiplié les efforts pour améliorer son image internationale. Parmi les réformes notables figurent l’assouplissement des restrictions pour les femmes et la diversification économique vers des secteurs innovants comme l’intelligence artificielle.

    Donald Trump a salué ces transformations en déclarant : « L’Arabie Saoudite a prouvé que ses détracteurs avaient tout faux ». Il a également loué la métamorphose spectaculaire de Riyad sous la direction du roi Salman et de Mohammed ben Salmane, évoquant des changements à une échelle sans précédent.

    Contexte régional et prochain déplacement

    En parallèle de cette visite en Arabie Saoudite, Donald Trump doit se rendre au Qatar et aux Émirats arabes unis, deux monarchies pétrolières du Golfe également très liées aux États-Unis et à Trump lui-même. Ce choix de tournée reflète son approche singulière, privilégiant les monarchies du Golfe plutôt que les alliés occidentaux traditionnels.

    Par ailleurs, alors que Trump était dans la région, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis une offensive militaire renforcée dans la bande de Gaza, où la situation humanitaire reste tendue après plusieurs mois de blocus.

    Les États-Unis, frustrés par certaines actions israéliennes, ont négocié directement avec le Hamas pour la libération d’un otage américain, Edan Alexander, avec qui Trump a eu un échange téléphonique.

    Donald Trump en visite au Moyen-Orient

    Un avion de luxe offert par le Qatar

    Enfin, Donald Trump se rendra au Qatar où il a reçu un Boeing de luxe, destiné à être transformé en Air Force One personnel, qu’il pourra conserver après son départ de la Maison-Blanche. Ce cadeau, critiqué par ses adversaires démocrates comme une corruption manifeste, est défendu par Trump comme un arrangement « très public et transparent ».

    Selon Jon Alterman, vice-président senior du Center for Strategic and International Studies, le Golfe est « le lieu de prédilection » de Trump, où il est flatté, rarement critiqué, et où ses proches sont considérés comme des partenaires commerciaux passés et futurs.

    Arabie Saoudite | Trump | Investissements | Défense | Intelligence Artificielle | Alliance | Moyen-orient | États-unis | France
    source:https://www.france24.com/en/middle-east/20250514-saudis-us-weapons-ai-trump

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