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Municipales 2026 : le maire d’Ouges Jean-Claude Girard repart en campagne après son agression

par Lea
France

Le maire d’Ouges, Jean-Claude Girard, 62 ans, annonce sa candidature pour un quatrième mandat lors des municipales 2026, malgré l’agression violente qu’il a subie en 2021. La commune, située près de Dijon et comptant moins de 1 200 habitants, demeure marquée par cet épisode et par le soutien qu’il a reçu.

Les municipales auront lieu en mars prochain. (Illustration) LP/Fred Dugit
Les municipales auront lieu en mars prochain. (Illustration) LP/Fred Dugit

« Il ne faut pas que ce genre de comportement démotive les maires », affirme Jean-Claude Girard, maire de la commune d’Ouges, dans le département de la Côte-d’Or, où il dirige la collectivité depuis 2008 et où la population est inférieure à 1 200 habitants.

Le 23 mai 2021, il avait demandé à un homme en quad de ralentir sur un chemin piétonnier, invoquant la sécurité des enfants. « Il y a des enfants, c’est dangereux, » avait-il déclaré lors du premier interrogatoire. L’électeur a ensuite répliqué: « Qui t’es, toi, pour me parler comme ça ? » « Je suis le maire de la commune, responsable de la tranquillité publique », avait répliqué l’élu, pour entendre : « Rien à foutre. Je descends te casser la gueule. » L’individu avait ensuite appelé des « renforts » et lancé ce que le parquet décrit comme une « expédition punitive ». Le maire avait reçu un coup de barre de fer sur le crâne.

Sept jeunes hommes ont été condamnés en appel, en décembre 2025, à des peines allant jusqu’à un an ferme pour ces faits.

« J’ai rebondi »

« L’agression a été violente mais ce qui a été compliqué aussi, c’est la longueur du tunnel judiciaire », souligne l’élu, qui évoque l’attente entre les faits en 2021 et le procès en appel quatre ans plus tard. Cependant, « à aucun moment, je n’ai remis en question le mandat en cours », assure-t-il, évoquant de nombreux témoignages de soutien d’élus et de citoyens, tant au niveau national que local.

« Et je me suis dit : la population est très attachée aux maires des communes et, donc, l’agression, plutôt que de me démoraliser, m’a permis de continuer et j’ai rebondi », déclare Jean-Claude Girard. Élu conseiller municipal en 1995 puis maire en 2008, il a donc choisi de repartir en campagne pour les municipales de mars prochain.

« Il ne faut pas baisser la tête. Je comprends que certains maires ne puissent pas continuer mais, pour moi, la fonction continue de m’attirer. » La motivation demeure, même si l’agression a laissé des traces, confie-t-il. « Je n’y pense pas tous les jours », précise-t-il avant d’ajouter qu’il se fait désormais accompagner d’un élu lors de rendez-vous sensibles, par exemple en urbanisme, où il pourrait être amené à dire non.

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