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Injections esthétiques clandestines: 18 mois de prison ferme

par Marie
France

Les injections esthétiques clandestines font l’objet d’un jugement majeur en Île-de-France. Le tribunal correctionnel de Bobigny a rendu son verdict dans l’affaire impliquant Malika Evtemirova, une influenceuse russe, et l’a condamnée à quatre ans de prison dont 18 mois ferme et à une amende de 50 000 euros, pour des injections réalisées en France sans cadre légal. Le dossier révèle un réseau actif via des comptes sur les réseaux sociaux et des rendez-vous organisés à travers l’Île-de-France, avec des conséquences graves pour la santé de jeunes femmes.

Bobigny: condamnation dans l’affaire des injections esthétiques clandestines

« Des faits extrêmement graves. » Le jugement a été prononcé lorsque le parquet avait requis trois ans de prison dont un an ferme. La cour a suivi les réquisitions et a infligé à Malika Evtemirova quatre ans de prison, dont 18 mois ferme, et une amende de 50 000 euros.

Malika Evtemirova, âgée de 41 ans, aurait exercé ces actes en France sans diplôme reconnu, faute de faire valider son diplôme à son arrivée en 2009 et s’étant tournée vers les soins esthétiques, au mépris des lois.

Image illustrative d'injections esthétiques clandestines
Procès sur des injections esthétiques clandestines en Île-de-France.

Ainsi, le tribunal a ordonné le mandat de dépôt à effet différé et a rappelé que l’activité s’appuyait sur des comptes de réseaux sociaux et des rendez-vous organisés via des locaux à travers la région parisienne.

Au sein du même dossier, Aïcha Berrada, décrite comme cliente devenue assistante du réseau, a été condamnée à deux ans de prison dont un an sous bracelet électronique et à une amende de 20 000 euros. Les deux femmes sont définitivement interdites d’exercer toute profession liée à la médecine, la pharmacie ou à l’esthétique.

Les quatre autres membres du réseau, dont le mari de Malika Evtemirova, ont été condamnés à des peines allant de huit à dix mois d’emprisonnement avec sursis. Au cours du procès, les avocats des parties civiles ont détaillé avec pudeur les conséquences graves de cette médecine pratiquée hors cadre légal et sanitaire, soulignant les interventions chirurgicales de réparation et les séquelles psychologiques.

Cadre légal et répercussions pour les protagonistes

Les expertises menées sur des flacons saisis lors des perquisitions ont montré que plusieurs produits utilisés n’étaient pas autorisés dans l’Union européenne, et que certains étaient disponibles en France uniquement sur ordonnance. Ces éléments rappellent le cadre strict qui encadre les actes médicaux esthétiques et les sanctions prévues pour les personnes impliquées.

Le procès a aussi rappelé les conditions d’exercice et les sanctions prévues pour les personnes impliquées : interdiction d’exercer toute profession liée à la médecine, la pharmacie ou l’esthétique, et peines variables selon les rôles au sein du réseau.

Les quatre autres membres du réseau, dont le mari de l’influenceuse, ont reçu des peines comprises entre huit et dix mois d’emprisonnement avec sursis. Les juges ont insisté sur le caractère durable des préjudices subis par les victimes, tant physiques que psychologiques, et sur l’impact sociétal de telles pratiques hors cadre sanitaire.

Le récit des parties civiles a été présenté avec pudeur par les avocats, qui ont dépeint les lourdes interventions et les séquelles psychologiques endurées par les jeunes femmes qui se sont portées parties civiles dans l’affaire.

Source: https://www.ledauphine.com/faits-divers-justice/2026/01/13/injections-esthetiques-clandestines-18-mois-de-prison-ferme-pour-une-influenceuse-russe

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