Une Française d’origine guadeloupéenne est identifiée comme la porteuse unique d’un nouveau groupe sanguin baptisé Gwada négatif. Pour le moment, elle est la seule personne au monde à présenter ce groupe, selon l’Agence française d’approvisionnement en sang (EFS).
La découverte a été officialisée début juin à Milan par la Société internationale de transfusion sanguine (ISBT). Cette annonce intervient alors que 47 systèmes de groupes sanguins avaient été répertoriés jusqu’à présent, et qu’un 48e système vient d’être reconnu.
Contexte et origine du Gwada négatif
En 2011, les chercheurs ont reçu un échantillon de sang d’une patiente de 54 ans qui subissait des examens préopératoires. Le séquençage de l’ADN a dévoilé une mutation génétique associée à ce nouveau groupe sanguin et à un anticorps « très inhabituel ». Aujourd’hui, l’EFS estime que cette patiente est sans doute le seul cas connu au monde.
Le patrimoine génétique du duo parental explique l’apparition du Gwada négatif: « le groupe est hérité de son père et de sa mère », qui avaient chacun « le gène muté ». Comme leurs enfants, les frères et sœurs de la patiente portaient probablement un seul allèle et ne présentaient pas ce groupe, qui se déclare « avec les deux gènes identiques ».
Le nom Gwada négatif a été choisi en référence aux origines de la patiente et « sonne bien dans toutes les langues ». Le contexte historique rappelle que le système ABO a été découvert au début des années 1900, soulignant l’évolution des connaissances sur les groupes sanguins et les enjeux de transfusion.
Révélation officielle et réactions
« L’EFS vient de découvrir le 48e système de groupes sanguins au monde ! » a annoncé l’agence, précisant que la découverte a été officialisée début juin à Milan par l’ISBT. Cette proclamation a été relayée sur LinkedIn par l’EFS.
Dans le cadre de ces échanges, Thierry Peyrard, pharmacien biologiste médical et responsable de l’EFS pour la qualité et la sécurité des produits sanguins, souligne que « cette découverte a été officiellement reconnue début juin à Milan par la Société internationale de transfusion sanguine (ISBT) ». Il ajoute que « elle est la seule personne au monde qui est compatible avec elle-même ». Le nom Gwada négatif résonne notamment par ses origines, « et sonne bien dans toutes les langues ».
Impact sur les soins et perspectives
Cette découverte illustre l’importance croissante des groupes sanguins rares et leur impact sur les soins transfusionnels. Elle ouvre des perspectives pour adapter les traitements et les transfusions des patients nécessitant des profils très spécifiques.
- Le groupe Gwada négatif est hérité des deux parents qui portaient chacun le gène muté, et les frères et sœurs de la patiente présentent généralement un seul allèle sans développer ce groupe.
- Découvrir de nouveaux groupes sanguins permet d’améliorer le niveau de soins pour les patients rares et renforce les recherches en génétique des groupes sanguins.
- La patiente demeure, selon les experts, la seule personne au monde compatible avec elle-même, soulignant l’unicité et les défis potentiels dans les approches transfusionnelles futures.
