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Federica Brignone, 35 ans, s’apprête à reprendre la compétition sur le géant de Kronplatz, en Italie, à seulement deux semaines de l’ouverture des Jeux olympiques de Milan-Cortina 2026. Première sortie en Coupe du monde depuis le 25 mars 2025, elle aborde ce rendez-vous comme un test plutôt qu’un objectif de résultat, après une longue et douloureuse convalescence due à une fracture tibia-péroné. Le récit de son retour s’écrit sur fond de doute et d’espoir, tandis que ses coéquipières et les cadors du circuit observent sa progression.
À Kronplatz, Brignone revient après neuf mois d’absence
La skieuse du Val d’Aoste n’a pas disputé de course depuis sa blessure survenue en avril dernier, et son retour en novembre puis fin décembre s’est fait progressivement. Sa participation au géant de Kronplatz n’était pas assurée et le staff italien a suivi son état minute après minute, avec l’objectif de la préparer pour Cortina 2026.
« Après ce qu’il m’est arrivé, être au départ de ce géant est déjà une grande victoire, cela sera quelque chose de fantastique », a déclaré l’Italienne lors d’un point-presse lundi.
Sa blessure — une double fracture tibia-péroné de la jambe gauche — avait été jugée suffisamment grave pour compromettre sa présence aux JO de Milan-Cortina, mais Brignone a multiplié les retours sur les pistes après une longue convalescence, le nez tourné vers l’entraînement et les échéances futures.
« Il n’y a pas eu un jour sans douleur », a-t-elle confié, évoquant la persistance des symptômes et les défis physiques qui l’accompagnent depuis son accident. En tout et pour tout treize journées d’entraînement ont été nécessaires pour retrouver une condition satisfaisante selon ses mots et pour préparer cette première sortie à Kronplatz.
Objectif JO et plan d’entraînement malgré la douleur
À Kronplatz, Brignone ne cherche pas forcément le meilleur résultat mais plutôt à tester son corps et son esprit après des mois hors des pistes. Elle a expliqué que « Pour moi, ce géant est un test, pour voir où j’en suis, mentalement et physiquement, comment va ma jambe, comment je vais enchaîner deux manches à trois-quatre heures d’intervalle ». Cette récupération s’accompagne d’un plan plus large: « J’ai besoin de m’entraîner sur des pistes de descente, de solliciter ma jambe sur des bosses, des sauts », a-t-elle précisé, en évoquant l’objectif d’être prête pour les épreuves de descente et de super-G aux JO de 2026.
« Je ne sais pas encore si je recourrai avant les JO, on aura une meilleure idée de ce que je peux faire, ou pas, après mardi », a précisé Brignone.
La championne du monde 2025 de slalom géant s’inscrit dans une logique de long terme, espérant participer à Milan-Cortina et continuer à s’entraîner pour maintenir ses ambitions en descente. Elle a rappelé que la saison précédente avait été dominée par Mikaela Shiffrin, même si cette dernière sera au départ à Kronplatz, ajoutant une dimension de concurrence forte à ce retour.
« Quand je skie, je sens cette douleur au niveau du tibia, du péroné, du genou aussi. Il y a eu des jours où c’est moins fort que d’autres, des jours aussi où je n’ai pas réussi à skier », a précisé l’Italienne.
Malgré la douleur, Brignone affirme que ses choix de vie et ses valeurs ne sont pas conservateurs et qu’elle préfère vivre et échouer plutôt que de ne pas essayer. Après Kronplatz, elle prévoyait de reprendre l’entraînement, avec l’objectif de participer à la saison Olympique et de se préparer pour les échéances majeures de 2026.
Contexte et perspectives pour les JO et le circuit
La présence de Brignone survient dans un contexte de Coupe du monde très disputée, où Mikaela Shiffrin mène le classement et où le chrono et la forme physique compteront autant que la technique. Pour les Jeux, Brignone ne s’interdit pas de viser un double programme en descente et en super-G, tout en évaluant sa jambe et sa capacité à enchaîner les manches en quelques heures.

Les Jeux de Milan-Cortina se tiendront du 6 au 22 février 2026. Brignone travaille avec son entourage pour retrouver une régularité suffisante afin de figurer dans les plans de l’équipe italienne et de préserver ses chances d’être alignée sur plusieurs disciplines. Elle a répété que le fil conducteur de son parcours reste la volonté d’être présente, même si les conditions physiques peuvent évoluer d’ici le démarrage des Jeux.