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Les États-Unis ont déclaré soutenir « le droit du Pakistan à se défendre » tandis que l’Union européenne a insisté sur la nécessité d’éviter l’utilisation du territoire afghan pour « menacer ou attaquer d’autres États ». Ces prises de position interviennent alors que les tensions Pakistan-Afghanistan ont dégénéré en affrontements et frappes transfrontalières, suscitant un appel général à la désescalade et au recours au dialogue.
Appels à la retenue et initiatives diplomatiques
Plusieurs pays et organisations ont appelé au calme et à la retenue, en demandant un arrêt immédiat des hostilités. L’Union européenne, les États-Unis et de nombreux pays arabes et islamiques ont exhorté Islamabad et Kaboul à réduire la tension et à respecter le droit international.
Dans ce contexte, des contacts diplomatiques intenses ont eu lieu ces derniers jours pour tenter d’éviter une nouvelle spirale de violence.
Médiation qatarie et réactions régionales
Le Qatar a mené des démarches pour désamorcer la crise en organisant des appels entre responsables pakistanais et afghans. Le ministre d’État qatari aux Affaires étrangères a réaffirmé le soutien de Doha à toute initiative visant à régler les différends par des moyens pacifiques et à renforcer la stabilité régionale.
De son côté, l’Égypte a exprimé une vive inquiétude face à l’escalade et a appelé toutes les parties à faire preuve d’un « autocontrol maximal » et à privilégier les voies diplomatiques pour éteindre l’incendie.
Prises de position d’autres capitales
L’Irak a invité Islamabad et Kaboul à apaiser la situation et à recourir au dialogue pour régler leurs différends. Les autorités saoudiennes et émiraties ont également demandé la retenue et insisté sur le recours aux mécanismes diplomatiques.
La Turquie a suivi de près l’évolution des événements et a mené des consultations téléphoniques entre ses responsables et les ministres des Affaires étrangères des pays concernés. L’Iran a offert son appui à des pourparlers de bon voisinage, notamment pendant la période de jeûne du Ramadan, et a exprimé sa disponibilité à faciliter une solution pacifique.
Enfin, le Premier ministre de Malaisie a dénoncé avec préoccupation les pertes humaines des deux côtés et a appelé à l’arrêt immédiat des opérations militaires.
Position des acteurs non étatiques
La mouvance Hamas a lancé un appel à la retenue et à l’unité entre les pays musulmans, mettant en garde contre toute division alors que la région traverse une période d’instabilité accrue.
Bilan humain et actions militaires récentes
Les autorités pakistanaises ont annoncé la mort de 133 civils afghans et plus de 200 blessés à la suite d’opérations menées à l’intérieur de l’Afghanistan, tandis que Kaboul a fait état de la mort de 55 soldats pakistanais lors d’opérations de représailles.
Les tensions ont culminé lorsque le Pakistan a frappé sept sites qualifiés de « camps terroristes » le long de la frontière, après une série d’attentats sur son sol. En réponse, l’administration afghane a remis une note de protestation à l’ambassadeur d’Islamabad à Kaboul et a promis une riposte « appropriée et réfléchie » le moment venu.
Horizon diplomatique et contexte historique
Les deux pays avaient suscité un certain optimisme en octobre dernier, après la signature d’un accord de cessez-le-feu négocié sous médiation qatarie et turque. Toutefois, la situation est restée fragile.
Depuis la prise de pouvoir des talibans en Afghanistan en 2021, le Pakistan exige de facto des mesures contre la branche pakistanaise des talibans, qualifiée par Islamabad d’organisation terroriste. Cette question demeure un point de friction majeur entre Kaboul et Islamabad.
Face à l’escalade, la communauté internationale continue d’appeler au respect du droit international et à l’ouverture de canaux diplomatiques pour gérer les différends, dans l’espoir d’éviter une détérioration supplémentaire des relations et des violences transfrontalières.