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Le Garde révolutionnaire iranien a affirmé mardi que c’est Téhéran qui décidera de la fin du conflit, estimant que « la sécurité dans la région doit être pour tous ou inexistante pour tous ». Dans un communiqué diffusé à l’aube, l’organisation militaire assure surveiller de près les mouvements de la marine américaine dans le détroit d’Ormuz et dément les assertions de Washington sur la liberté de navigation.
Menace sur le détroit d’Ormuz
Le Garde révolutionnaire iranien affirme que des navires américains se tiennent à plus de 1 000 kilomètres du détroit d’Ormuz, loin des allégations de traversée avancées par la Maison-Blanche. Il ajoute attendre l’arrivée de la marine américaine et d’un porte-avions, nommément cité par les autorités iraniennes, tout en prévenant que Téhéran « n’autorisera, jusqu’à nouvel ordre, l’exportation d’un seul litre de pétrole vers l’ennemi et ses alliés ».
Par conséquent, les menaces contre les voies maritimes stratégiques s’intensifient et creusent davantage les tensions entre l’Iran et les puissances occidentales. Les autorités iraniennes présentent ces mesures comme une réponse à ce qu’elles qualifient d’agressions et de pressions militaires extérieures.
Accusations réciproques et bilan des combats
Le Garde révolutionnaire iranien revendique la destruction de dix radars américains « ultra‑modernes » dans la région ainsi que d’un nombre important de drones de valeur élevée. Selon son communiqué, les munitions ennemies commenceraient à manquer et Washington chercherait à sortir du conflit « en sauvegardant son honneur ».
De son côté, la présidence américaine affirme avoir frappé et neutralisé une grande partie des capacités de tir iraniennes. Lors d’un rassemblement républicain, le président américain a déclaré que près de 80 % des positions et plateformes de lancement de missiles iraniens avaient été détruites, tout en assurant que les capacités iraniennes en drones et missiles étaient en cours d’élimination.
Menaces verbales entre Téhéran et Washington
Le ton est monté dans les déclarations publiques. Le président américain a menacé l’Iran d’une riposte « vingt fois plus dure » si Téhéran interrompait le flux pétrolier via le détroit d’Ormuz, promettant des frappes visant des cibles difficiles à reconstruire.
En retour, le Garde révolutionnaire iranien accuse la Maison‑Blanche de proférer « des allégations mensongères » et de tenter de tromper l’opinion publique pour masquer des revers militaires. Il assure poursuivre le lancement de missiles de plus grande puissance et revendique des succès sur le terrain et dans les dispositifs de surveillance adverses.
Dimension politique et ripostes régionales
Le communiqué du Garde révolutionnaire fait également état d’un impact politique interne : selon lui, le choix d’un successeur au sommet du pouvoir religieux iranien et la conduite de la guerre ont contrecarré les tentatives américaines de provoquer un effondrement social en Iran. Les autorités affirment que les pressions extérieures, y compris des tentatives d’élimination de cadres dirigeants, n’ont pas permis d’obtenir la reddition souhaitée par Washington.
Depuis la fin février, des frappes attribuées à Israël et aux États‑Unis ont visé des objectifs en Iran, faisant des centaines de victimes et touchant des responsables sécuritaires, selon divers bilans évoqués par les parties. En réaction, Téhéran multiplie les tirs de missiles et l’utilisation de drones en direction d’objectifs en Israël et dans certains pays du Golfe, alimentant un cycle d’escalade qui pèse sur la stabilité régionale.