La Thaïlande a convoqué, jeudi, l’ambassadeur d’Iran à Bangkok après l’attaque d’un navire thaïlandais près du détroit d’Ormuz, exigeant des excuses pour les dommages subis. Le navire a été touché par un projectile mercredi, provoquant un incendie et contraignant l’équipage à évacuer, selon le ministère thaïlandais des Affaires étrangères.
Les autorités ont indiqué avoir demandé des explications à l’ambassadeur iranien sur les circonstances de l’incident. Cette démarche intervient alors que l’unité des Gardiens de la révolution iranienne a déclaré avoir ouvert le feu, affirmant que le bâtiment ciblé avait ignoré des avertissements.
Trois marins portés disparus
La compagnie de navigation thaïlandaise propriétaire du navire a annoncé que trois membres de l’équipage étaient présumés portés disparus et « bloqués » à l’intérieur du compartiment des machines. Le bâtiment touché, identifié sous le nom de Mayuri Nari et immatriculé en Thaïlande, a subi des dégâts après l’impact.
Le directeur général de la société a expliqué qu’il était pour l’instant impossible d’accéder au navire malgré l’extinction de l’incendie et que différentes options étaient étudiées pour tenter de secourir les marins coincés.
Les vingt autres marins, tous de nationalité thaïlandaise, ont été évacués en sécurité et se trouvent désormais en Oman. Par ailleurs, les autorités thaïlandaises ont précisé que l’ensemble des navires thaïlandais ont quitté le détroit d’Ormuz.
Réactions officielles et diplomatie
Le ministère des Affaires étrangères de Thaïlande a demandé officiellement des excuses à l’Iran pour les dommages causés au navire. De son côté, la partie militaire iranienne a justifié l’intervention en affirmant que des avertissements avaient été ignorés.
Lors d’une conférence de presse, le porte-parole adjoint du ministère thaïlandais a condamné « les actes de violence visant des navires commerciaux » et assuré que Bangkok faisait tout son possible pour retrouver les trois membres d’équipage disparus.
Les autorités thaïlandaises poursuivent leurs démarches diplomatiques pour obtenir des éclaircissements sur cette attaque, qui intervient dans un contexte déjà tendu autour du trafic maritime dans la région.