Et si les plus gros frissons d’Halloween ne venaient pas des déguisements, mais de certains bonbons ? Selon Dan Baumgardt, maître de conférences à l’École de psychologie et de neurosciences de l’Université de Bristol, quelques friandises méritent une vigilance particulière. Dans une publication relayée par The Independent, il détaille trois catégories de sucreries à limiter, voire à éviter, pour préserver sa santé.
Cette mise en garde fait écho à une histoire récente qui a marqué les esprits : un homme ayant consommé 3 kg de bouteilles de cola gélifiées en trois jours a fini à l’hôpital, victime d’une surcharge en sucre et de gélatine, avec une diverticulite aiguë et de violentes douleurs abdominales. De quoi rappeler que, pendant Halloween, l’excès peut vite tourner au problème médical.
Réglisse noire : la friandise à surveiller de très près
Parmi les bonbons à éviter en priorité figure la réglisse noire traditionnelle. Elle est fabriquée à partir de la racine de Glycyrrhiza glabra, dont l’ingrédient actif, la glycyrrhizine, ne sert pas seulement à donner ce goût anisé si reconnaissable. Cette molécule peut imiter certaines hormones surrénaliennes, comme le cortisol et l’aldostérone, qui participent à la régulation de la pression artérielle ainsi qu’à l’équilibre hydrique et électrolytique.
En cas de consommation excessive, les effets peuvent être sérieux : augmentation de la tension, baisse du potassium, rétention d’eau, dégradation musculaire et, dans les situations les plus graves, insuffisance cardiaque, hépatique ou rénale. Les autorités de santé fixent un repère de sécurité à 100 mg de glycyrrhizine par jour chez l’adulte, soit environ 50 g de réglisse noire traditionnelle.
Les personnes souffrant d’une maladie cardiaque ou rénale ont tout intérêt à l’éviter complètement. En petite quantité, la réglisse peut toutefois aider à soulager l’indigestion et présenter des propriétés anti-inflammatoires, mais l’équilibre reste fragile. Lire l’étiquette permet aussi de repérer plus facilement les ingrédients concernés.
Repères utiles :
- Glycyrrhiza glabra : nom de la plante à l’origine de la réglisse noire.
- Glycyrrhizine : principe actif à surveiller.
- Approcher 50 g de réglisse noire dans la journée, c’est déjà beaucoup.
Bonbons super acidulés et sherbets : une agression pour l’émail
Autre catégorie à tenir à distance : les bonbons super acidulés, les poudres acidulées et les sherbets. Leur recette semble simple, puisqu’elle repose souvent sur du sucre et de l’acide citrique, mais leur impact sur les dents est bien plus redoutable qu’il n’y paraît. Des analyses ont montré qu’un pH aussi bas que 2,3 correspond à une acidité intense, capable de perturber l’acidité de la salive et de dissoudre l’émail dentaire.
Chez les enfants, le risque est encore plus marqué, car l’émail des dents de lait est plus fragile. Des cas d’ulcérations buccales ont aussi été rapportés avec ces friandises très acides. L’acidité peut irriter la muqueuse de l’estomac, déclencher une inflammation et, dans certains cas, favoriser l’apparition d’ulcères.
L’effet exact sur l’intestin reste encore à documenter, mais l’association entre sucre très rapide et forte acidité n’a rien d’anodin. À Halloween, mieux vaut réserver ces bonbons à de petites quantités et éviter d’en faire une habitude répétée.
Bonbons gélifiés collants : pourquoi l’excès pose problème
Les bonbons gélifiés ont souvent l’air inoffensifs, mais leur côté collant et leur forte teneur en sucre peuvent poser problème lorsqu’ils sont consommés en trop grande quantité. L’exemple cité par l’expert est parlant : un homme a avalé 3 kg de bouteilles de cola gélifiées en trois jours, ce qui l’a conduit à l’hôpital.
Il s’est retrouvé “bloqué” par la gélatine et la surcharge en sucre, avec une diverticulite aiguë. Cette inflammation de petites poches du côlon peut provoquer de fortes douleurs abdominales, de la fièvre et parfois des saignements rectaux. Heureusement, il s’est rétabli, mais il a gardé une aversion durable pour ces bouteilles de cola gélifiées.
Le message est simple : même sans aller jusqu’à un tel excès, trop de bonbons gélifiés peut vite devenir problématique. À Halloween, mieux vaut éviter les sachets géants et garder à l’esprit qu’une consommation modérée reste la meilleure manière de profiter des friandises sans mauvaise surprise digestive.
