Des agents de la police des frontières impliqués dans la mort d’Alex Pretti à Minneapolis ont été suspendus provisoirement, selon plusieurs médias américains relayant une procédure du ministère de la Sécurité intérieure. L’incident, survenu lors d’une manifestation contre les tensions liées à l’immigration, a suscité un débat sur les circonstances et les suites judiciaires. Le récit des événements et les informations officielles restent partiels et variables selon les sources.
À Minneapolis, suspension provisoire des agents impliqués
Les agents de la CBP impliqués dans la mort par balles d’Alex Pretti ont été suspendus provisoirement de leurs fonctions, une mesure décrite comme standard dans le cadre de l’enquête. Selon le New York Times, le nombre exact d’agents concernés n’était pas communiqué vendredi; le Department of Homeland Security a indiqué que deux agents avaient été suspendus dans le cadre des procédures habituelles.

Éléments du dossier et réactions
Des éléments du dossier fournis par le ministère de la Sécurité intérieure et relayés par plusieurs médias indiquent que deux policiers ont tiré sur Pretti, alors que des agents tentaient de le maîtriser au sol. Un extrait du rapport préliminaire transmis au Congrès par le DHS mentionne qu’un agent a lancé «il a un flingue!» environ cinq secondes avant les tirs.
Des vidéos et analyses citées par l’AFP et d’autres médias remettent en cause la thèse selon laquelle Pretti aurait brandi une arme; les autorités locales et nationales discutent des allégations et du cadre de l’usage de la force. Au niveau politique, l’administration et les responsables locaux se sont exprimés sur la sécurité et le rôle des autorités; le maire de Minneapolis, Jacob Frey, a rappelé que le travail de la police est de protéger les citoyens et non d’appliquer les lois fédérales sur l’immigration.
Cette affaire est suivie de près et a été décrite par certains médias comme le deuxième incident mortel impliquant des agents d’immigration et des douanes dans le Minnesota ce mois-ci, alimentant un débat sur la sécurité et les pratiques d’intervention sans revoir les protocoles.