Une affaire de CV falsifié éclaire le Tarn-et-Garonne, où une mairie a découvert qu’un candidat au poste de directeur général des services avait présenté un curriculum vitae mensonger. Selon une enquête publiée en avril 2025, 55 % des Français avouent avoir déjà menti sur leur parcours professionnel. À Golfech, le maire a dénoncé l’embauche d’un postulant surqualifié, dont les prétentions académiques et professionnelles se sont révélées fausses.

Golfech: CV falsifié du directeur et condamnation
Dans la commune de Golfech, Pascal Benoit, maire, explique que le postulant s’était présenté comme possédant un bac +8 et 20 ans d’expérience dans la fonction publique, des claims qui se sont révélés mensongers. L’élu rappelle que l’emploi recruté n’était pas un poste technique insignifiant, mais un poste de direction au sein des services territoriaux, et que l’incompétence constatée est rapidement devenue évidente.
« Bizarrement, il n’utilisait jamais son écran, je pense qu’il ne savait pas le brancher », a raconté l’élu aux équipes de TF1. Il explique aussi que « les dossiers n’étaient faits qu’avec des copier-coller […] Je ne sais même pas si un collégien a ce niveau-là […]. C’était vraiment très médiocre ».
En poursuivant son enquête, le maire a découvert que l’imposteur n’en était pas à son premier coup d’éclat. Il avait déjà tenté de berner des employeurs en Isère, dans le Jura et dans le Nord. Concernant son embauche à Téteghem (Nord), l’homme a été condamné le 12 janvier à huit mois de prison avec sursis, rapporte La Voix du Nord.
Falsifier son CV n’est pas sans risques. Un employeur peut demander la nullité du contrat de travail pour dol, ou engager une procédure de licenciement pour faute grave. Par ailleurs, même si elles restent relativement rares, les poursuites pénales pour faux et usage de faux demeurent possibles, un délit puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.
Enquête d’avril 2025 et chiffres sur les CV falsifiés
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large. Selon l’enquête publiée en avril 2025, 55 % des Français avouent avoir déjà menti sur leur parcours professionnel, un chiffre qui alimente les inquiétudes des employeurs et des administrations publiques face à des dossiers présentés comme authentiques.
La narration rappelle que l’imposteur n’en était pas à son coup d’essai: il avait déjà tenté de berner des employeurs en Isère, dans le Jura et dans le Nord. Concernant son embauche à Téteghem (Nord), l’homme a été condamné le 12 janvier à huit mois de prison avec sursis, rapporte La Voix du Nord.
Pour les employeurs publics, les risques de CV falsifié se traduisent par des procédures de vérification et par les recours juridiques existants afin de protéger les services et les deniers publics. Les autorités incitent à une vigilance accrue lors des recrutements et à une documentation rigoureuse des parcours présentés.