Un avocat a été interdit d’exercer pendant cinq ans après avoir harcelé une jeune collègue, lui envoyant près de 1 000 messages inappropriés en l’espace de deux mois. Takeshige Sugimoto, associé dans un cabinet d’avocats, a été licencié pour avoir tenté désespérément de la convaincre de commencer une relation amoureuse.
Comportement inacceptable
Lors d’une audience du Tribunal disciplinaire des avocats (SDT), il a été révélé que Sugimoto avait inondé la jeune consultante juridique de messages inappropriés, exprimant son ‘amour’ de manière pressante. Il lui a même dit par WhatsApp : ‘Ma rencontre avec toi est bien plus plaisante pour moi que d’avoir des relations sexuelles avec quelqu’un.’
Des tentatives de séduction répétées
Malgré les refus clairs de la jeune femme, Sugimoto a déclaré tomber amoureux d’elle quelques jours après le début de son emploi dans le cabinet. Il lui a également posé des questions intrusives sur sa vie personnelle, comme : ‘Est-ce que cela te dérange que j’aie des relations avec d’autres filles ?’

Conséquences de son comportement
Le tribunal a constaté que Sugimoto avait abusé de sa position d’autorité pour tirer parti de la jeune consultante. Il a été condamné à une interdiction d’exercer pendant cinq ans et à payer des frais s’élevant à 36 000 euros. Sugimoto a reconnu avoir cherché une relation romantique avec la victime, qui a finalement quitté le cabinet.
Impact sur la victime
Le tribunal a entendu que la conduite de Sugimoto avait un effet ‘profond’ sur la jeune consultante, qui avait hésité à se plaindre de son comportement en raison de son statut d’associé. Un rapport a révélé que Sugimoto avait envoyé 989 messages entre le 22 janvier et le 27 mars 2019, dont l’un exprimant son amour cinq jours après le début de son travail.

Conclusion du tribunal
Le tribunal a qualifié le niveau de culpabilité de Sugimoto de ‘élevé’, soulignant son rôle en tant qu’avocat expérimenté et partenaire dans le cabinet. Il a été noté qu’il avait utilisé l’imbalance de pouvoir causée par sa hiérarchie pour exploiter la situation de la consultante junior. Sugimoto travaille désormais pour un cabinet d’avocats au Japon.
