Dans l’agglomération dijonnaise, l’enquête sur l’incendie criminel du collège Jean-François Champollion, dans le quartier des Grésilles, s’accélère avec l’interpellation ce mardi de cinq suspects. Quatre mineurs et une femme, tous interpellés au petit matin dans le cadre d’une information judiciaire, sont en garde à vue. L’enquête, conduite sous la direction du parquet de Dijon, repose notamment sur l’exploitation des vidéos et sur des traces ADN. Les faits sont survenus lors de la nuit du 12 au 13 décembre et avaient partiellement détruit l’établissement fréquenté par près de 500 élèves.

Cinq interpellations dans l’affaire du collège Champollion à Dijon
Selon le procureur de la République de Dijon, Olivier Caracotch, les cinq suspects interpellés ce mardi matin dans la métropole dijonnaise comprennent quatre mineurs âgés de 15 à 17 ans et une femme de 27 ans, tous placés en garde à vue.
Quatre des mineurs sont déjà connus de la justice et deux d’entre eux étaient impliqués dans des procédures liées au trafic de stupéfiants; la femme, sans antécédents judiciaires, est la cinquième personne visée par l’enquête. Selon le parquet, le profil des personnes et le mode opératoire semblent soutenir l’hypothèse d’un lien avec le trafic de drogues dans le quartier.
Les faits incriminés relèvent d’une procédure d’instruction pour destruction de bien par incendie commise en bande organisée et association de malfaiteurs visant à commettre un crime; les faits peuvent entraîner des peines importantes, jusqu’à 20 ans de réclusion et 150 000 euros d’amende.
Contexte et suites judiciaires dans le quartier des Grésilles
Le collège Jean-François Champollion, qui scolarise près de 500 élèves, a été partiellement détruit dans la nuit du 13 décembre. Le quartier des Grésilles est classé prioritaire et a été le théâtre de plusieurs incendies en 2025, dont une salle polyvalente, une médiathèque et un centre de formation.
Les investigations ont été soutenues par l’exploitation de la vidéosurveillance et des traces ADN, conduisant à l’identification des cinq personnes et à leur interpellation mardi matin dans la métropole dijonnaise, selon le parquet. Le procureur a souligné le caractère grave des faits et la nécessité de mener à bien les gardes à vue, qui peuvent durer jusqu’à quatre jours.
Deux jours après l’incendie, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez s’était rendu sur place et avait promis que l’État ne se laisserait pas intimider et ne lâcherait rien dans sa guerre contre le narcotrafic. Début janvier, les élèves ont retrouvé la rentrée, soit dans les bâtiments indemnes, soit dans des classes du lycée voisin.
