Renault a annoncé que l’usine de Cléon, en Seine-Maritime, assurera l’assemblage des moteurs destinés à la R5 électrique. Le planning évoque une mise en route du montage dès le printemps 2027 et une capacité pouvant atteindre 120 000 unités par an. Ainsi, une ligne de montage spécifique serait créée et cinq équipes de 28 ouvriers se relaieraient, soit 140 postes au total. Si les pièces restent fabriquées en Asie, l’assemblage final se ferait sur le site normand, selon les informations publiées le 28 janvier.
À Cléon, un nouveau chapitre pour les moteurs de la R5 électrique
Les moteurs chinois destinés à la R5 et à d’autres modèles d’entrée de gamme du groupe Renault devraient être assemblés à Cléon à partir du printemps 2027, dans le cadre d’une nouvelle ligne de montage. Au maximum, 120 000 unités pourraient être produites chaque année, avec une organisation en cinq équipes de 28 ouvriers. Les pièces resteront fabriquées en Asie, l’assemblage final se déroulant sur le site normand.

Selon les déclarations de l’usine, cette initiative vise à assurer la pérennité du site et de l’emploi, tout en permettant au groupe d’élargir son offre vers des modèles plus accessibles. « Pour la pérennité du site industriel et de l’emploi, c’est une excellente nouvelle », a déclaré Thierry Coquin, secrétaire du syndicat Force ouvrière (FO) de l’usine cléonnaise. Il y voit le signe d’une reconnaissance des savoir-faire et des compétences internes. « On passe d’un moteur qui aurait pu être directement livré sur les chaînes de montage à Douai (Nord) ou au Maubeuge (Nord) à un produit qui passera d’abord par chez nous et qui générera de l’activité sur le sol français », a-t-il ajouté.
Réactions des syndicats et enjeux pour l’emploi
Les réactions ne sont pas unanimes. La CGT Renault Ampère de Cléon s’est montrée plus mesurée, indiquant que l’annonce n’entraînerait pas nécessairement d’embauches immédiates malgré l’optimisme affiché par certains. « La CGT craint une concurrence pour le moteur 6AK », résume un représentant, rappelant que « le 6AK est un moteur entièrement fabriqué sur le site de Cléon. Il est coulé à la fonderie, il est usiné dans nos ateliers et emploie beaucoup plus de salariés que le futur moteur E2D23. »
Dans ce même esprit, des inquiétudes subsistent quant à l’éventuel transfert de parts de marché vers une motorisation chinoise, jugée moins coûteuse, et les perspectives qu’elle pose pour l’emploi local. « Selon moi, ils s’adresseront à une autre clientèle qui aujourd’hui n’a pas forcément les moyens de passer à l’électrique. »
