Crans-Montana, en Valais, a été le théâtre d’un incendie survenu la nuit du Nouvel An qui a fait 40 morts et 116 blessés. Le couple de Français, Jessica et Jacques Moretti, copropriétaires du bar Le Constellation, est visé par une enquête ouverte après le drame pour homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence. Le Tribunal des mesures de contrainte (TMC) a annoncé lundi imposer à Jessica Moretti « des mesures de substitution à la détention provisoire en raison de l’existence d’un risque de fuite », et a placé Jacques Moretti en détention provisoire pour « une durée initiale de trois mois », en raison du même risque. Mardi, le TMC a précisé que « le ministère public n’ayant pas requis la détention provisoire » pour Jessica Moretti, celle-ci « ne pouvait pas être ordonnée ».

À Crans-Montana, mesures et détention provisoire
Dans le cadre de ces dispositions, le même tribunal a ordonné le placement en détention provisoire de Jacques Moretti « pour une durée initiale de trois mois », « en raison de l’existence d’un risque de fuite ». Les avocats des familles des victimes avaient réclamé une détention provisoire dans les jours qui ont suivi le drame et les échanges avec le ministère public valaisan ont été au cœur des débats juridiques.
Le couple est désormais soupçonné d’« homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence » et l’enquête se poursuit pour établir les circonstances exactes du sinistre, notamment sur les conditions d’évacuation et les installations du bar Le Constellation.
Éléments sur l’enquête et suites judiciaires
D’après les premiers éléments de l’enquête, le drame a été provoqué par des étincelles de bougies « fontaine » entrées en contact avec une mousse acoustique posée au plafond du sous-sol de l’établissement Le Constellation; des interrogations portent sur la nature de cette mousse, l’accès aux extincteurs, et la conformité des voies de sortie de ce bar.
Le couple est soupçonné d’« homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence ».