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    Ørsted face à des obstacles majeurs dans l’énergie éolienne offshore aux États-Unis

    États-Unis

    Ørsted, offshore wind, États‑Unis, énergie renouvelable : le développeur danois Ørsted voit la construction du parc Revolution Wind, au large de Rhode Island, mise à l’arrêt, une décision qui illustre les difficultés grandissantes de l’éolien offshore et pèse déjà sur ses finances.

    Ørsted, offshore wind, États‑Unis, énergie renouvelable : suspension des travaux sur Revolution Wind

    Sur les 65 éoliennes prévues pour le parc Revolution Wind, 45 ont été installées et les fondations des autres sont posées. Les turbines, du dernier modèle de Siemens Gamesa, ont un diamètre de 200 m, des pales de 97 m et peuvent produire jusqu’à 11 MW par machine par temps favorable. L’ensemble du parc représente plus de 700 MW, soit l’équivalent d’environ 350 000 ménages américains.

    Le parc devait entrer en service mi‑2026, mais Ørsted a reçu une lettre du Bureau of Ocean Energy Management (BOEM) le 22 août lui demandant de suspendre les travaux « vanwege „bezorgdheid over belangen gerelateerd aan de nationale veiligheid van de Verenigde Staten” ». Cette préoccupation liée à la sécurité nationale a conduit à l’arrêt des chantiers.

    Lors de la pose de la première fondation l’an dernier, Liz Klein, directrice de la BOEM, déclarait que tous les présents « trots konden zijn op en vertrouwen konden hebben in een schonere energietoekomst dankzij het harde werk aan het windpark ». Liz Klein, nommée par l’administration Biden, ne travaille plus à la BOEM, et la retourne de Donald Trump à la Maison‑Blanche a changé la donne politique : il est hostile à l’éolien et a suspendu les permis sur des terres fédérales dès son retour, ainsi que certaines aides aux projets renouvelables.

    Conséquences directes pour Ørsted et impact financier

    Après l’annonce de la lettre du BOEM, le cours d’Ørsted a fortement chuté — ce qui s’ajoutait à une précédente baisse liée à l’annonce du 8 août de l’émission d’actions destinée à lever 60 milliards DKK, soit environ 8 000 000 000 €, pour financer notamment d’autres projets américains. Parmi eux, Sunrise Wind (plus de 900 MW, 35 % réalisé) est voisin de Revolution Wind et dépend lui aussi de l’accès au marché américain.

    Le recul boursier est en réalité la continuation d’une tendance amorcée après janvier 2021. Ørsted, qui réalise un chiffre d’affaires d’environ 8 500 000 000 € et emploie 8 300 personnes, est un pionnier de l’éolien offshore ; la moitié de son capital est détenue par l’État danois. Sa concentration sur l’éolien rend ses résultats particulièrement sensibles aux perturbations sectorielles, contrairement à des groupes diversifiés comme Equinor, RWE ou TotalEnergies.

    „Dat kostte de staat New York wel wisselgeld”, a déclaré Tancrede Fulop, analyste pour Morningstar, en évoquant l’arrêt temporaire d’un projet d’Equinor. « Een eerder geschrapt plan voor de aanleg van een gaspijpleiding van Pennsylvania naar New York wordt nu nieuw leven ingeblazen. Het lijkt er dus op dat Trump zulke projecten stillegt om Democraten onder druk te zetten. »

    Ørsted indique qu’il réfléchit à des actions juridiques mais reste sobre dans ses déclarations publiques. Joël Meggelaars, responsable regulatory et public affairs pour le Benelux chez Ørsted, écrit dans un message cité par le texte original : „Wat ik wel kan zeggen is dat de problemen in de VS mede de aanleiding waren voor die aandelenemissie”. Il explique que la perte de confiance des investisseurs pour l’offshore américain a élevé les primes de risque et rendu impossible la montée de capital attendue pour Sunrise Wind.

    Contexte sectoriel : chaîne d’approvisionnement, coûts et décisions politiques

    Les difficultés américaines s’ajoutent à des problèmes plus larges : inflation, hausse des taux, perturbations des chaînes d’approvisionnement et renchérissement des coûts de construction. Mitsubishi a annoncé son retrait de trois projets offshore au Japon, entraînant la perte d’un contrat majeur pour l’entreprise néerlandaise Van Oord. Vattenfall a annulé un projet au Royaume‑Uni, et Ørsted a lui aussi renoncé à certains dossiers.

    Selon le Global Wind Energy Council, sur 83,2 GW d’éolien offshore installé dans le monde, seulement 0,2 % est attribué aux États‑Unis ; 55,6 % se trouvent au large de pays d’Asie et d’Océanie et 45,2 % au large de l’Europe. Ces chiffres montrent que les États‑Unis restent un marché très minoritaire pour l’offshore à ce stade.

    Jan Vos, de l’association industrielle NedZero, rappelle que les retards entamés pendant la pandémie perdurent : « Een windpark wordt zeven tot tien jaar vooruit gepland, dus verstoringen werken nog steeds door. » Joël Meggelaars note que « In de hele keten schrijven bedrijven rode cijfers » et que des turbines vendues à des prix anciens coûtent désormais beaucoup plus cher à produire et livrer.

    Scénarios possibles et perspectives pour Ørsted

    Plusieurs gouvernements continuent toutefois de soutenir l’éolien offshore pour des raisons de sécurité énergétique : en Europe, la part d’électricité d’origine renouvelable a dépassé 50 % aux Pays‑Bas l’an dernier et atteignait 47 % en moyenne européenne. Mais l’absence d’acheteurs industriels pour l’électricité produite, les hésitations sur les garanties de prix et la lenteur d’électrification de la demande compliquent les modèles économiques.

    Fulop évalue que la perte éventuelle de ces projets serait lourde mais ne serait pas nécessairement fatale pour Ørsted : « Het is een serieuze aderlating als ze die projecten moeten afschrijven, maar ik denk dat ze het wel zouden overleven. Ørsted is verder een gezond bedrijf, met steady inkomsten uit de exploitatie van hun windparken. En de Deense overheid staat achter ze. »

    Ørsted et le secteur observent désormais l’évolution des décisions administratives et judiciaires aux États‑Unis, tandis que la filière mondiale ajuste ses coûts et ses calendriers face à une conjoncture plus contraignante.

    Ørsted | Offshore Wind | États-unis | Énergie Renouvelable | Sector Éolien
    source:https://www.nrc.nl/nieuws/2025/08/29/als-de-wieken-van-orsted-trager-draaien-beeft-de-hele-offshore-windsector-a4904475

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