Rocco Casalino, figure marquante de la vie politique italienne, s’est ouvert sans retenue sur son passé familial difficile, lors de son passage dans l’émission « A casa di Maria Latella » diffusée sur Rai 3. Il a notamment évoqué son enfance marquée par la violence paternelle, un sujet qu’il avait déjà abordé dans son autobiographie.
Un passé familial lourd à porter
Rocco Casalino a confié à quel point le fait d’avoir eu un père violent a profondément influencé sa vie et sa vision du rôle paternel : « Combien pèse le fait d’avoir été le fils d’un père pareil ? Énormément. J’ai peur de ne pas être capable d’être un bon père », a-t-il avoué avec émotion.
La présentatrice a rappelé une déclaration forte de Casalino : « Au chevet de ton père, que tu es allé voir alors qu’il mourait, tu as pensé : ‘meurs’ ». Ce dernier a expliqué ce geste comme un message adressé à tous les hommes violents, soulignant l’importance de reconnaître aussi la violence subie par les enfants dans ces foyers. Il a insisté sur la gravité des violences faites aux femmes, souvent bien plus extrêmes que ce que l’on voit au cinéma, proches parfois de l’homicide.
Casalino a également exprimé la frustration d’avoir été impuissant face à la violence subie par sa mère : « Je n’ai pas réussi à la défendre. Mais si j’avais vécu cette violence à vingt ans, j’aurais sûrement réagi autrement. »
Une révélation sur un slogan politique emblématique
Au-delà de ses confidences personnelles, Rocco Casalino a levé le voile sur l’origine d’un des slogans les plus connus du Mouvement 5 étoiles (M5s). Il s’agit de la phrase « Nous avons aboli la pauvreté », prononcée en 2019 depuis le balcon de Palazzo Chigi par Luigi Di Maio, alors vice-Premier ministre.
Casalino a raconté : « Une personne en charge de l’économie à Chigi m’a dit : ‘Regarde, avec cette norme, vous avez aboli la pauvreté !’ Pour un homme de communication, donner un tel slogan… » Il a ajouté en souriant : « J’ai eu un court-circuit et je me suis dit : ‘Mais vraiment, c’est une phrase folle, non ?’ »
Il assume donc pleinement sa responsabilité d’avoir contribué à populariser ce slogan ambitieux, qui reste encore aujourd’hui un moment marquant de la communication politique italienne.
