Le marché français de la voiture électrique a connu un mois d’avril 2026 historique, avec 36 216 immatriculations, soit une progression de 41,8 % sur un an. La part de marché atteint désormais 26,2 %, ce qui signifie qu’une voiture neuve sur quatre vendue en France est électrique. Mais le fait marquant du mois est la domination écrasante de Renault, qui relègue Tesla au second plan.
La Renault 5, reine incontestée du marché
Avec 3 418 unités immatriculées, la Renault 5 E-Tech conserve la première place du classement, loin devant ses concurrentes. Son design néo-rétro, son prix d’entrée à 25 000 euros et son éligibilité au leasing social en font une machine commerciale redoutable. Depuis janvier, la R5 cumule 13 503 immatriculations.
Derrière elle, le Renault Scénic (2 114 unités) complète un doublé français, tandis que la Citroën ë-C3 (1 611 unités) ferme un podium 100 % tricolore. Au total, Renault place quatre modèles dans le top 10 — R5, Scénic, Mégane (917) et R4 (835) — et revendique plus de 20 % de part de marché sur le segment électrique hexagonal.
Tesla Model Y : le coup de frein
Après un mois de mars exceptionnel (+203 % grâce au Model Y restylé), Tesla retombe à la quatrième place avec 1 456 immatriculations. Un niveau honorable pour un mois d’avril — traditionnellement plus calme pour la marque — mais qui illustre la volatilité du constructeur américain, très dépendant de ses cycles de livraisons trimestriels.
La Tesla Model 3 ne fait guère mieux avec 367 unités. La marque, qui ne propose plus que deux modèles en Europe, se retrouve désormais cinquième constructeur électrique du marché français, derrière Renault, Peugeot, Citroën et Volkswagen.
Le réveil des constructeurs allemands
Volkswagen signe une progression spectaculaire avec l’ID.4, cinquième du classement (1 216 unités, +180 % sur un an). Le Skoda Elroq (1 092 unités) et l’Audi Q4 e-tron (849 unités) confirment la bonne dynamique du groupe allemand, principalement portée par les flottes d’entreprise.
Peugeot place deux modèles dans le top 10 — la e-208 (1 154 unités) et le e-3008 (974 unités) — mais reste nettement distancé par Renault, qui immatricule près de 7 800 véhicules électriques en avril, soit plus du double des 3 268 unités de Peugeot.
Les constructeurs chinois encore en embuscade
La déferlante chinoise tant annoncée se fait encore discrète dans les volumes. Le Xpeng G6 pointe à la 21e place avec 559 immatriculations, en forte croissance (+146 %) mais loin des leaders. BYD et Leapmotor restent cantonnés au bas du classement. La vague existe dans les courbes de progression, beaucoup moins dans les volumes absolus. Pour l’instant, le marché français reste solidement tenu par les marques européennes.