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42 % des Français souffrent de douleurs chroniques - Baromètre Analgesia

42 % des Français souffrent de douleurs chroniques – Baromètre Analgesia

Par charles 2 min de lecture

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La douleur constitue le premier motif de consultation dans les services d’urgences et chez le médecin généraliste. Selon le baromètre de l’institut Analgesia, 23,1 millions de Français adultes déclarent souffrir de douleur chronique, soit 42 % de la population adulte.

Quelles douleurs chroniques reviennent le plus souvent ?

Dans cette étude, les douleurs musculosquelettiques arrivent en tête des douleurs chroniques les plus répandues en France, avec un score de 36 %. Elles concernent notamment le dos ou les membres supérieurs. Santé Publique France rappelle qu’il s’agit des douleurs les plus courantes.

Les douleurs céphaliques occupent la deuxième place, avec 33 %. Elles se traduisent principalement par des maux de tête à 19 % et des migraines à 17 %.

Douleurs abdominales et douleurs neuropathiques

Les douleurs abdominales restent elles aussi fréquentes, avec un score de 15 %. Elles peuvent se manifester par des gargouillements, des tiraillements, un ventre gonflé ou lourd, des crampes, voire une douleur violente et localisée.

Dans le classement établi par l’institut Analgesia, les douleurs neuropathiques atteignent 12 %. Elles correspondent à une lésion ou à un dysfonctionnement du système nerveux, à la différence des douleurs provoquées par une stimulation des récepteurs de la douleur.

Des douleurs souvent intenses

Parmi les personnes interrogées, près d’une sur deux présente des douleurs chroniques intenses, avec une intensité supérieure à 6 sur 10. Cette donnée confirme le poids important de la douleur chronique dans le quotidien de nombreux patients.

Des répercussions psycho-sociales importantes

Le baromètre indique que la moitié des patients présente une qualité de vie physique et/ou mentale altérée. Les douleurs chroniques peuvent en effet favoriser des troubles du sommeil, de l’anxiété, de la dépression ou encore des troubles cognitifs.

Une prise en charge encore insuffisante

Selon l’étude, seul un tiers des patients souffrant de douleur chronique se disent satisfaits de leur prise en charge. Les deux autres tiers ont tendance à se tourner vers l’automédication avec des médicaments antidouleur, voire des opioïdes dans 27 % des cas.

Si cette approche peut soulager la douleur à court terme, elle ne permet pas d’en identifier la cause médicale. Elle limite donc les chances de traiter le problème sur le long terme ou d’atténuer durablement les symptômes.

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