Si vous faites attention à ce que vous mettez sur vos cheveux pour les laver, vous avez peut-être déjà mis de côté les silicones. Leur objectif est de gaîner la fibre capillaire pour faciliter le coiffage et donner un aspect lissé. Mais ils peuvent aussi empêcher les autres actifs de pénétrer dans le cheveu, rendant certains soins moins efficaces.
Les silicones sont également souvent pointés du doigt pour leur impact environnemental et leur possible rôle de perturbateurs endocriniens, ces substances capables de dérégler le fonctionnement normal des hormones. Dans les rayons, les shampoings « sans silicone » sont désormais faciles à trouver, mais d’autres ingrédients jugés problématiques sont moins connus.
Dans une vidéo publiée le 20 février 2025, la naturopathe américaine Janine Bowring a présenté une liste de cinq composants à éviter dans les produits capillaires.
Le laurylsulfate de sodium, un nettoyant trop décapant
Le laurylsulfate de sodium est fréquemment utilisé dans de nombreux cosmétiques et ne fait l’objet d’aucune réglementation particulière en Europe. Il joue un rôle de nettoyant et d’agent moussant, ce qui explique sa présence dans de nombreux shampoings.
Le problème, selon la naturopathe, est qu’il peut se révéler très asséchant. Si vos cheveux sont déjà rêches, fragilisés ou abîmés, mieux vaut éviter ce type d’ingrédient afin de ne pas accentuer la sécheresse de la fibre capillaire.
Les parfums synthétiques, souvent irritants
Les mentions « senteur apaisante », « revigorante », ou encore les odeurs de vanille, de coco et de fruits des bois peuvent être trompeuses : il s’agit souvent de parfums de synthèse. Pour Janine Bowring, ces composants ont l’inconvénient d’être irritants et peuvent parfois provoquer des démangeaisons du cuir chevelu.
Un autre point de vigilance concerne la présence possible de perturbateurs endocriniens dans certaines compositions parfumées. L’hygiéniste Christophe Mercier Tellier, interrogé par Top Santé en avril 2025, rappelait que les parfums peuvent contenir ce type de substances.
Les polysorbates, utiles mais peu recommandables
Les polysorbates sont utilisés dans les shampoings et après-shampoings pour permettre le mélange entre les ingrédients huileux et ceux à base d’eau. On les retrouve aussi dans certaines préparations alimentaires, pour la même raison technique.
Ils sont néanmoins classés comme « peu recommandables » par l’UFC Que Choisir, qui les place au 3e niveau d’alerte sur 4 dans sa classification des additifs. Cette notation en fait un ingrédient à surveiller de près dans les produits capillaires.
Les alcools, responsables d’un effet desséchant
Selon la naturopathe, les shampoings et soins capillaires contenant de l’alcool peuvent assécher les cheveux. Le cuir chevelu n’est pas épargné, avec un risque d’irritations à la clé.
Si ces substances sont utilisées par les fabricants, c’est souvent parce qu’elles ont une fonction antimicrobienne et servent aussi de conservateurs. Mais pour les cheveux secs ou sensibles, leur présence peut être problématique.
Le propylène glycol, entre usage courant et alertes dermatologiques
Le propylène glycol a été désigné « allergène de l’année » par la Société américaine de dermatite de contact en 2018, en raison d’un nombre croissant de réactions signalées chez les utilisateurs. Malgré cela, la science considère aujourd’hui qu’il peut être utilisé sans risque en l’absence d’allergie.
Ce composé sert à maintenir un cosmétique suffisamment humide et peut également jouer un rôle de conservateur. En revanche, sa méthode de production est parfois critiquée pour son impact polluant.
Les 5 ingrédients à surveiller dans votre shampoing
Pour repérer plus facilement les formules à éviter, voici les cinq composants mis en avant par Janine Bowring :
- le laurylsulfate de sodium ;
- les parfums synthétiques ;
- les polysorbates ;
- les alcools ;
- le propylène glycol.
