Accueil ActualitéMise en examen de Biotrial et d’un médecin à Rennes (2016)

Mise en examen de Biotrial et d’un médecin à Rennes (2016)

par Marie
France

Le laboratoire Biotrial, basé au Portugal, et un médecin ont été mis en examen après le décès d’un volontaire lors d’un essai clinique en 2016 à Rennes, selon franceinfo. Guillaume Molinet, âgé de 49 ans, est mort le 17 janvier 2016 au CHU de Rennes, et quatre autres patients avaient été hospitalisés lors de cet essai. Ce lundi 19 janvier 2026, les juges d’instruction estiment disposer d’éléments suffisants pour poursuivre les prévenus, marquant une étape nouvelle dans ce dossier qui a suscité une vive émotion en France il y a dix ans.

Rennes: mise en examen du laboratoire Biotrial et du médecin

Le laboratoire Biotrial et un médecin ont été mis en examen pour homicide et blessures involontaires dans le cadre de l’essai clinique mortel de 2016 suivi à Rennes, selon franceinfo. La décision intervient dix ans après le décès de Guillaume Molinet, 49 ans, survenu le 17 janvier 2016 au CHU de Rennes. Quatre autres patients avaient été hospitalisés lors de cet essai et l’affaire avait provoqué une vive émotion en France.

Image liée à l'essai clinique à Rennes
Essai clinique mortel à Rennes : l’enquête se poursuit.

La société portugaise a demandé une expertise complémentaire et les prévenus contestent les conclusions avancées par les magistrats. L’enquête s’est aussi étendue à des vérifications sur des données animales et a nécessité des vérifications internationales.

Éléments du dossier et liens avec le décès

Guillaume Molinet, un artiste breton, avait testé, contre rémunération, ce médicament destiné à apaiser des douleurs neuropathiques et certains symptômes de la maladie de Parkinson. Il est décédé au CHU de Rennes le 17 janvier 2016.

Le frère de Guillaume, Laurent Molinet, a raconté : « Ça faisait quelques années qu’il avait arrêté de fumer la cigarette, qu’il faisait du sport. Il commence la première prise. Tout va bien à la première et je crois qu’à partir de la deuxième, il commence à avoir des soucis de vision, des soucis d’équilibre et il a été transféré aux urgences le soir. »

L’avocat de la famille, Me Jean-Christophe Coubris, affirme que « Sciemment, des données ont été dissimulées. Il y a aussi le lien entre la prise de cette molécule et le décès de Guillaume. Il y a eu une volonté féroce dès le départ de nous expliquer que cette molécule n’était absolument pas à l’origine du décès, alors que le rapport d’expertise est très clair. Cela a été écarté. »

Le laboratoire réfute ces conclusions et souligne « sa volonté de coopération et de transparence dans ce dossier ». La société portugaise a indiqué qu’une expertise complémentaire était en cours dans le cadre de la procédure.

Réactions et position des parties

En réponse, le laboratoire rappelle sa coopération avec les autorités et précise que les raisons de la mort demeurent inconnues à ce stade, malgré les données précliniques examinées. L’enquête s’est étendue jusqu’aux États-Unis pour vérifier des données sur les animaux ayant reçu la molécule et pour confirmer ou infirmer les liens éventuels avec le décès.

Source: https://www.radiofrance.fr/francebleu/podcasts/l-info-d-ici-ici-breizh-izel/un-laboratoire-et-un-medecin-mis-en-examen-apres-un-deces-lors-dun-essai-clinique-en-2016-a-rennes-5691609

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