À Contes, l’EHPAD Le Clair Logis voit ses activités suspendues pour une durée de trois mois. La décision, annoncée dans un communiqué conjoint de l’Agence régionale de santé (ARS) et du Conseil départemental des Alpes-Maritimes, est motivée par des « dysfonctionnements mettant en danger la sécurité des résidents et leur prise en charge ».
Des défaillances jugées persistantes par les autorités
Selon les autorités, la suspension s’explique par de nombreux manquements observés dans l’organisation de l’établissement. La décision, prise le 17 octobre, pointe des dysfonctionnements qui perdurent ou n’ont pas été corrigés de manière durable, notamment en matière de gouvernance, d’état des locaux et de ressources humaines.
Le dossier est d’autant plus préoccupant que plusieurs inspections inopinées ont été menées en juillet 2023, en janvier 2024 puis en septembre 2025. Malgré ces contrôles, l’organisation de l’EHPAD continuait de compromettre la santé, la sécurité, ainsi que le bien-être physique et moral des résidents.
Des mesures correctives déjà mises en place
Avant cette suspension, des mesures avaient pourtant été imposées pour tenter d’enrayer la situation. Les autorités avaient notamment prononcé à deux reprises la suspension des admissions de nouveaux résidents, en parallèle d’un suivi rapproché de l’établissement.
Malgré ces injonctions et ces correctifs, les constats répétés de manquements ont conduit les autorités à estimer que la situation s’aggravait et nécessitait une intervention plus ferme.
55 résidents concernés par une prise en charge maintenue
Si les activités de l’EHPAD Le Clair Logis sont suspendues, les 55 résidents présents doivent toujours être accompagnés. Pour assurer cette transition, un administrateur provisoire a été nommé afin de superviser la situation jusqu’à la fin de la suspension.
Sa mission consiste à organiser le transfert des résidents vers d’autres établissements et à sécuriser leur prise en charge dans l’attente de ce transfert, avec l’accord des familles.
Une mesure exceptionnelle en dernier recours
La suspension d’activité d’un établissement de santé reste une mesure exceptionnelle. Elle est généralement utilisée en dernier recours, lorsque la situation est jugée urgente et que la sécurité des résidents ne peut pas être garantie par d’autres moyens.
Dans ce type de procédure, l’objectif des autorités est de protéger les personnes accueillies et d’éviter toute aggravation des risques liés aux dysfonctionnements constatés.
