Donald Trump a rejeté lundi la réponse transmise par l’Iran à la dernière proposition américaine de paix, la qualifiant sur son réseau social d’« inacceptable ». Ce refus relance l’incertitude autour d’un conflit qui perturbe déjà le détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour les flux mondiaux d’hydrocarbures, et maintient la pression sur les marchés de l’énergie.
Ce que Téhéran demandait
D’après Reuters et l’Associated Press, la réponse iranienne réclamait notamment un arrêt durable des hostilités, un allègement ou une levée des sanctions, la restitution d’avoirs saisis ainsi que des garanties contre de nouvelles attaques. Les médias d’État iraniens ont aussi évoqué la question de la souveraineté sur le détroit d’Ormuz, un point particulièrement sensible dans la crise actuelle.
Washington défendait de son côté une logique inverse : stopper d’abord les combats, puis ouvrir des discussions sur les dossiers les plus complexes, dont le nucléaire iranien et la sécurité régionale. En rejetant rapidement la contre-proposition, la Maison Blanche a refroidi l’hypothèse d’une désescalade rapide.
Le détroit d’Ormuz reste au cœur de la crise
Le blocage partiel du détroit d’Ormuz continue d’inquiéter les marchés. Reuters souligne que le cours du pétrole a bondi après cette nouvelle impasse diplomatique, signe que les investisseurs redoutent un conflit plus long. Avant la guerre, ce couloir maritime concentrait environ un cinquième des flux mondiaux de pétrole.
L’AP rapporte aussi plusieurs incidents récents dans la zone, notamment des alertes liées à des drones et des tensions autour du trafic maritime. Aucun de ces éléments ne permet à lui seul d’annoncer une reprise générale des hostilités, mais ils illustrent la fragilité du moment diplomatique.
Une pression politique qui monte
Pour Donald Trump, l’enjeu dépasse désormais le seul terrain militaire. La hausse des prix de l’énergie pèse sur l’opinion publique américaine, tandis que les alliés occidentaux ne semblent pas tous prêts à s’engager davantage sans cadre diplomatique clair. Reuters note également que la question iranienne devrait figurer à l’agenda des prochains échanges du président américain avec Xi Jinping.
Côté israélien, Benjamin Netanyahu a estimé que le conflit n’était pas terminé. Cette position confirme qu’au-delà du rejet verbal de la réponse iranienne, les lignes restent éloignées sur les conditions d’une sortie de crise.
Ce qu’il faut surveiller maintenant
Les prochaines heures seront décisives sur deux plans : l’évolution du trafic dans le détroit d’Ormuz et la capacité des médiateurs à relancer un échange plus substantiel entre Washington et Téhéran. En l’état, aucun accord ne paraît imminent, et les marchés continueront de réagir au moindre signal venu du Golfe.
Sources : Reuters, « Trump rejects Iran’s response to US peace proposal as ‘unacceptable’ » (11 mai 2026) ; AP, « Iran seeks war’s permanent end in response to US ceasefire proposal but Trump rejects it » (11 mai 2026).
