L’évacuation du navire de croisière MV Hondius continue de mobiliser les autorités sanitaires après la confirmation d’un cas positif au hantavirus parmi les passagers rapatriés et l’apparition de symptômes chez une autre personne. Les autorités rappellent toutefois que le risque pour le grand public reste faible à ce stade.
Ce que l’on sait sur les passagers rapatriés
Selon Reuters, parmi 17 citoyens américains en cours de rapatriement, une personne a été testée faiblement positive à la souche andine du virus et une autre présentait de légers symptômes. L’Associated Press précise que le passager testé positif ne présentait pas de symptômes au moment de sa prise en charge et devait être transféré vers une unité spécialisée au Nebraska.
L’AP rapporte également qu’un passager français a développé des symptômes pendant son vol de retour. Les personnes concernées ont été placées sous surveillance stricte, dans un contexte où les autorités de plusieurs pays coordonnent des protocoles de quarantaine et de suivi.
Pourquoi cette flambée est suivie de près
Le foyer apparu à bord du MV Hondius est observé avec attention parce qu’il concerne un environnement fermé, mobile et multinational. Des passagers de plus de vingt pays sont concernés par les opérations d’évacuation. Trois décès ont déjà été signalés depuis le début de l’épisode, selon l’AP.
Les experts et les organisations sanitaires soulignent néanmoins qu’il ne s’agit pas d’une situation comparable à la pandémie de Covid-19. Le directeur général de l’OMS, cité par l’AP, a insisté sur le fait que le risque pour la population générale demeure bas et qu’il n’y a pas lieu de céder à la panique.
Une logistique sanitaire lourde
Le navire n’a pas accosté de manière classique à Tenerife : les passagers ont été transférés à terre par petites embarcations, puis orientés vers des vols gouvernementaux ou des structures médicales. L’AP décrit un dispositif marqué par des équipements de protection, des contrôles de symptômes et une volonté d’éviter les contacts avec la population locale.
Du côté américain, les autorités ont prévu une prise en charge différenciée entre le patient testé positif et les autres voyageurs, avec des unités spécialisées dans les maladies hautement infectieuses. Cette réponse graduée montre que les autorités cherchent à contenir le risque sans surinterpréter la dangerosité de chaque cas.
Ce qu’il faut retenir
La priorité reste désormais le suivi clinique des passagers exposés, l’identification rapide d’éventuels nouveaux cas et l’harmonisation des protocoles de quarantaine d’un pays à l’autre. À ce stade, les données disponibles invitent surtout à la vigilance sanitaire et à la prudence dans l’interprétation des risques.
Sources : Reuters, « One US citizen tests mildly positive for hantavirus, another has mild symptoms » (11 mai 2026) ; AP, « Evacuated cruise ship passenger tests positive for hantavirus as travelers fly home » (11 mai 2026).
