Mazloum Abdi a annoncé l’achèvement de l’intégration militaire, sécuritaire et administrative des Forces démocratiques syriennes dans les institutions de l’État syrien. Cette déclaration marque, pour les FDS, le passage des engagements conclus avec Damas à leur mise en œuvre.
Lors d’une cérémonie organisée pour le centenaire de Qamichli, le chef des FDS a déclaré que les droits des Kurdes seraient inscrits dans la Constitution et que ses forces se conformeraient à la loi syrienne. Il a présenté cette orientation comme une participation à la reconstruction des institutions nationales après la chute du régime Baas.
Damas y voit une étape d’exécution
Ahmed al-Hilali, porte-parole de l’équipe de la présidence syrienne chargée de mettre en œuvre l’accord du 29 janvier, a qualifié les propos de Mazloum Abdi d’évolution importante et positive. Il y voit le passage d’une phase de compréhension à une phase d’exécution.
Il a aussi indiqué qu’une annonce concernant la dissolution de l’organisation devait intervenir prochainement. Cette perspective reste formulée comme une annonce attendue : aucune date n’est donnée dans le reportage.
Un accord engagé depuis janvier
Le gouvernement syrien avait annoncé le 30 janvier un accord global avec les FDS comprenant un cessez-le-feu et le début d’une intégration militaire et administrative. L’accord prévoyait également le retour de personnes déplacées dans leurs régions.
Les autorités syriennes soulignent que plusieurs difficultés, dont le dossier judiciaire, ont été traitées pendant le processus. Elles font également état du départ complet de combattants étrangers qui se trouvaient dans les rangs des FDS et du retrait de symboles partisans de certains espaces publics et institutions.
