À Gaza, l’urgence humanitaire et le débat sur l’après-guerre avancent désormais sur deux calendriers qui ne se rejoignent pas. Tandis que l’ONU alerte sur les besoins immédiats de la population, Washington prépare le financement d’une force internationale de stabilisation.
L’ONU estime que 94 % des 2,1 millions d’habitants du territoire ont besoin en urgence d’un abri et d’une aide de base. Quatre familles sur cinq sont confrontées à des niveaux de faim considérés comme critiques ou catastrophiques.
Une réponse d’hébergement très loin des besoins
Les acteurs de l’hébergement demandent 562 millions de dollars pour leur réponse d’urgence. Moins d’un quart de cette somme est couvert. Les situations les plus graves nécessitent, à elles seules, 165 millions de dollars d’interventions immédiates.
Washington prépare une force de stabilisation
Sur le terrain diplomatique, le département d’État américain a notifié au Congrès son intention de financer une force internationale de stabilisation proposée pour Gaza.
Le schéma présenté prévoit notamment une administration temporaire du territoire par un comité palestinien de technocrates placé sous la supervision du Conseil de paix.
