Anthropic a conclu un accord majeur avec SpaceX pour utiliser la capacité du centre de données Colossus 1, situé près de Memphis, dans le Tennessee. L’objectif est direct : absorber la demande croissante autour de Claude et de ses outils pour développeurs, dans une course à l’infrastructure devenue centrale pour l’intelligence artificielle.
De nouvelles capacités pour Claude
Selon Le Figaro avec AFP et CBC News, l’accord doit fournir à Anthropic une capacité supplémentaire importante, estimée à 300 mégawatts dans un délai très court. CBC évoque aussi l’accès à plus de 220 000 processeurs Nvidia dans l’installation de SpaceX.
Anthropic explique que cette puissance servira d’abord les utilisateurs de Claude et Claude Code. Les limites d’utilisation des offres payantes doivent être relevées, tandis que les développeurs utilisant les modèles les plus avancés bénéficieront de quotas plus élevés.
Une alliance inattendue dans la bataille de l’IA
Le rapprochement est notable car Elon Musk avait déjà critiqué Anthropic par le passé. Il illustre surtout une réalité industrielle : la compétition entre Anthropic, OpenAI et d’autres acteurs ne se joue plus seulement sur les modèles, mais sur l’accès aux puces, à l’énergie et aux centres de données.
Le centre de Memphis a aussi suscité des critiques environnementales, notamment autour de son alimentation énergétique et de sa consommation d’eau. Ces questions restent sensibles alors que les entreprises d’IA multiplient les projets d’infrastructures massives.
Le calcul devient le nerf de la guerre
Anthropic indique continuer à diversifier ses ressources, entre processeurs Nvidia, puces Trainium d’AWS et TPU de Google. Cette stratégie limite la dépendance à un seul fournisseur et permet de répondre plus vite aux pics de demande.
L’accord ouvre aussi une perspective plus ambitieuse : les deux entreprises évoquent l’idée de capacités de calcul en orbite. Ce scénario reste lointain et techniquement complexe, mais il montre à quel point l’industrie cherche désormais de nouvelles sources de puissance pour faire fonctionner les agents et services d’IA à grande échelle.