Ryanair prévoit de fermer sa base opérationnelle à l’aéroport « Macedonia » de Thessalonique à la fin de la saison aérienne estivale 2026, selon plusieurs médias grecs et européens. La décision, liée à un bras de fer avec Fraport Greece sur les redevances aéroportuaires, pourrait déplacer trois avions vers d’autres hubs et fragiliser environ 200 emplois locaux.
Un retrait ciblé, pas un abandon complet
D’après GreekReporter, la compagnie irlandaise a officiellement informé son personnel de son intention de fermer la base à la fin octobre. Les appareils stationnés à Thessalonique seraient réaffectés vers des aéroports offrant des coûts d’exploitation plus bas ou davantage d’incitations commerciales.
Euractiv précise que la fermeture n’a pas encore été confirmée publiquement dans tous ses détails, mais qu’elle est prise très au sérieux par les autorités locales. Ryanair ne quitterait pas nécessairement la destination : ses vols pourraient continuer, mais avec une présence réduite, moins de fréquences et une programmation hivernale plus limitée.
Le conflit avec Fraport Greece au cœur du dossier
Le point de blocage porte sur les frais réclamés par Fraport Greece, gestionnaire de l’aéroport. Selon GreekReporter, Ryanair a contesté une hausse des redevances auprès de l’autorité grecque de l’aviation civile, sans obtenir gain de cause. La compagnie low cost répond donc par une réduction de son empreinte locale.
La situation rappelle d’autres épisodes en Grèce : Ryanair a déjà fermé des bases à Chania et Kos lors de différends similaires sur les coûts. Ces précédents invitent toutefois à la prudence : une fermeture de base ne signifie pas automatiquement la disparition de toutes les liaisons.
Thessalonique craint un choc pour le tourisme
La municipalité redoute des conséquences sur l’emploi, la connectivité et le tourisme. Euractiv évoque jusqu’à 37 liaisons potentiellement perturbées, alors que Thessalonique sert de porte d’entrée vers le nord de la Grèce et plusieurs destinations touristiques. Le maire Stelios Angeloudis appelle Fraport et Ryanair à éviter des décisions hâtives et demande aussi une implication du gouvernement grec.
Pour les voyageurs, le message est clair : les vols Ryanair vers Thessalonique ne devraient pas disparaître du jour au lendemain, mais les disponibilités après octobre devront être surveillées. Pour la ville, l’enjeu est désormais de préserver ses liaisons, que ce soit avec Ryanair ou avec d’autres compagnies capables de reprendre une partie des routes.