La tension entre Washington et Téhéran demeure extrêmement élevée, mais les armes ne parlent pas pour le moment. Le dialogue semble toutefois privilégié par les deux camps, les États-Unis et l’Iran, qui cherchent à éviter une escalade immédiate. Le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé samedi soir que la République islamique n’a jamais recherché et ne recherche en aucun cas la guerre, et qu’il est convaincu qu’un conflit serait dans l’intérêt ni de l’Iran, ni des États-Unis, ni de la région, lors d’un appel avec son homologue égyptien Abdel-Fattah al-Sissi.
Le rôle du Qatar
Le Qatar est également actif sur le dossier. Le Premier ministre et chef de la diplomatie qatari, Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani, s’est rendu samedi à Téhéran et a rencontré Ali Larijani, secrétaire de la plus haute instance de sécurité en Iran. Il a réaffirmé le soutien du Qatar aux efforts visant à réduire les tensions et à trouver des solutions pacifiques garantissant la sécurité et la stabilité de la région.
Ouverture du dialogue côté américain
Du côté des États‑Unis, la porte au dialogue reste ouverte. Donald Trump a déclaré samedi que l’Iran discutait avec les États‑Unis, sans donner de précisions. “Ils nous parlent, et nous verrons bien si nous pouvons avancer”, a‑t‑il affirmé à Fox News. Ces signaux d’apaisement interviennent alors que le président avait, vendredi, affirmé que l’Iran souhaitait « conclure un accord » sur le nucléaire et qu’il avait fixé à Téhéran un ultimatum sans autre détail.
Depuis la vague de contestation réprimée début janvier par le pouvoir iranien, Trump a multiplié les avertissements tout en oscillant entre menace et dialogue et a déployé une dizaine de navires dans le Golfe, dont le porte‑avions Lincoln.
Le guide suprême et les signaux depuis Téhéran
Le guide suprême Ali Khamenei a visité samedi le mausolée de Rouhollah Khomeini, fondateur de la République islamique, dans le sud de Téhéran. Des images publiées sur le site officiel le montrent en prière; il ne s’était pas montré en public depuis le 17 janvier. Dans le même temps, des analystes évoquent la possibilité que les États‑Unis visent les plus hauts dirigeants iraniens, sans confirmation.
