Avec les vagues de chaleur que nous subissons ces dernières semaines, la climatisation est au cœur des débats : elle cristallise les inquiétudes environnementales autant que sanitaires. Si vous envisagez d’installer une climatisation chez vous, veillez à respecter quelques règles de base afin de ne pas compromettre votre santé pendant les périodes de fortes températures.
« Ne créez pas de trop gros écarts de température entre dehors et dedans. Passer du froid au chaud peut provoquer des chocs thermiques nocifs pour votre santé si l’écart de températures est important. La réglementation impose de ne pas mettre en marche la climatisation tant que la température du logement n’atteint pas 26 °C », avertit l’Ademe sur son site.
Réglementation et seuil minimal de température
Dans les locaux où est installé un système de refroidissement, l’installation ne doit être mise ou maintenue en fonctionnement que lorsque la température intérieure dépasse 26 °C, selon les dispositions prévues par la réglementation. Cette température est également recommandée comme seuil minimal pour limiter les écarts thermiques et préserver la santé des occupants.
Plus précisément, l’article R241-30 du code de l’énergie précise que la climatisation ne doit être activée que lorsque la température intérieure excède 26 °C. Cette règle vise à éviter les transitions brusques et les effets néfastes sur l’organisme lors des canicules.
Quels sont les risques d’abuser de la climatisation ?
Au-delà des considérations écologiques, une utilisation excessive ou mal ajustée de la climatisation peut favoriser certains maux et sensations inconfortables. Une climatisation trop longue ou réglée à des températures trop basses peut entraîner des symptômes allergiques, des céphalées, une sécheresse des muqueuses nasales et oculaires (particulièrement chez les porteurs de lentilles et sujets aux conjonctivites allergiques), ou encore des irritations de la gorge. Elle peut aussi augmenter le risque cardiaque et provoquer une vasoconstriction cutanée en cas de stress thermique.
Globalement, la climatisation peut favoriser la contamination dans les pièces fréquentées par des personnes malades ou sensibles à des allergènes. La diffusion d’agents infectieux est également possible en cas de défaut d’entretien, notamment lorsque l’appareil est mal nettoyé ou mal ventilé. Dans certains cas, cela peut exposer à des infections respiratoires comme la légionellose, une infection sévère due à l’inhalation d’un aérosol d’eau contaminée par une bactérie spécifique.
Quelques réflexes à adopter pour les afficionados de la clim
Pour limiter ces risques, l’entretien régulier de la climatisation est indispensable. Si vous disposez d’un appareil mobile, dépoussiérez les grilles toutes les 2 à 3 semaines à l’aide d’un aspirateur. Nettoyez-les ensuite à l’eau tiède savonneuse et prévoyez de changer le filtre chaque année. En cas d’un système fixe, faites-le vérifier annuellement par un professionnel agréé afin de contrôler l’étanchéité, l’absence de fuite dans le circuit et effectuer un nettoyage en profondeur.
L’air climatisé étant souvent plus sec, augmentez votre hydratation au quotidien pour prévenir les maux de gorge et autres irritations. Avant d’aller vous coucher, privilégiez le mode « nuit » ou programmez l’arrêt de la climatisation pendant votre sommeil. Enfin, aérer demeure essentiel : ouvrez la fenêtre au moins dix à quinze minutes chaque jour pour renouveler l’air et limiter l’accumulation d’allergènes.
