Une tendance croissante vers l’alimentation végétale
Que ce soit pour l’environnement, la souffrance animale ou simplement pour la santé, de plus en plus de personnes se tournent vers une consommation réduite, voire nulle, de viande. Selon une enquête récente de l’entreprise de sondage Statista, 13 % des Français se considèrent flexitariens, tandis que 3 % se déclarent végétariens et 3 % végans. Mais ces régimes sont-ils véritablement bénéfiques pour la santé ? Des chercheurs se sont penchés sur la question.
Une étude en collaboration avec le Centre international de recherche sur le cancer
Dans de nombreux pays occidentaux, un changement vers une alimentation à base de plantes s’opère. Les motivations incluent le désir de manger plus sainement, des considérations éthiques ou encore une hausse des prix de la viande. Malheureusement, cette approche n’est pas forcément synonyme de meilleure santé.
Une équipe de chercheurs de l’Imperial College de Londres, en collaboration avec l’Université de São Paulo et le Centre international de recherche sur le cancer, a observé que les Britanniques qui adoptent un régime principalement végétarien consomment en réalité plus d’aliments ultra-transformés que ceux qui consomment de la viande.
Une analyse des données de 200 000 personnes
Dans leur étude publiée dans eClinicalMedicine, les chercheurs ont passé en revue les données du projet UK Biobank. Ils ont constaté que les personnes suivant un régime végétarien ou végétalien consommaient également un nombre élevé d’aliments ultra-transformés. Selon les résultats, les bénéfices liés à la réduction de viande rouge peuvent être annulés par les risques associés à ces aliments transformés.
Des aliments transformés riches en additifs
« Le végétarisme est souvent associé à une consommation élevée de fruits, de noix et de légumes », suggère l’étude. Cependant, les chercheurs ont noté que cela comprend aussi de nombreux aliments ultra-transformés comme les céréales pour le petit-déjeuner, barres chocolatées, nouilles, faux viandes ou encore pizzas.
Cet état de fait soulève des préoccupations, car ces produits contiennent souvent une multitude de composés et de produits chimiques utilisés pour améliorer la saveur, la texture et la durée de conservation.
