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    Le debito pubblico atteint presque 3000 milliards d’euros en Italie

    Le débito pubblico atteint presque 3000 milliards d’euros en Italie

    Le débito pubblico italien continue d’augmenter, atteignant un nouveau record de près de 3000 milliards d’euros. Selon l’économiste Carlo Cottarelli, ce montant représente « une seuil psychologique important ». D’après les dernières données fournies par Bankitalia, le montant a augmenté de 30,3 milliards d’euros en juin par rapport à mai, atteignant ainsi 2.948,5 milliards d’euros. Bien que cette statistique soit impressionnante, c’est surtout son impact à long terme qui suscite des préoccupations, même si les objectifs convenus avec l’Union européenne pour 2025 semblent réalisables.

    Les effets sur le long terme et les recettes de l’État

    Selon le bulletin « Fabbisogno e Debito » de via Nazionale, l’augmentation du débito pubblico s’explique par des besoins en financement des administrations publiques (15,3 milliards), une hausse des liquidités du Trésor (13,5 milliards) et divers ajustements liés aux émissions et remboursements d’obligations, ainsi qu’à la revalorisation des titres indexés sur l’inflation (1,4 milliard). Le débito des entités de prévoyance est resté quasiment inchangé, et la durée de vie moyenne des obligations a légèrement diminué à 7,7 ans.

    Réactions au sein du paysage politique italien

    Les interprétations de cette situation divergent. Du côté de la majorité, certains soulignent le côté positif des revenus qui « démolissent la narration de la gauche », comme l’affirme Francesco Filini de Fratelli d’Italia. Tommaso Foti, également de Fratelli d’Italia, se réjouit de la baisse marquée de l’évasion fiscale, passant de 21 % à 16 % dans les cinq dernières années, ce qu’il attribue aux réformes du gouvernement Meloni.

    À l’opposé, le Parti démocrate critique le gouvernement, accusant celui-ci de rester inactif face à la croissance « inexorable » du débito pubblico. Le responsable économique du PD, Antonio Misiani, souligne que le poids du cadre financier public repose de plus en plus sur les « impôts supplémentaires payés par les employés et les retraités ». Riccardo Magi, secrétaire de Più Europa, considère le débito comme un fardeau que le gouvernement abandonné aux générations futures, évoquant la nécessité de libéraliser et de réduire les dépenses inutiles.

    Les projections futures du débito pubblico

    Carlo Cottarelli met également en lumière les inquiétantes tendances historiques du ratio débito/PIL. Selon lui, ce ratio pourrait atteindre 140 % dans les deux prochaines années avant de redescendre, mais il prédit qu’après dix ans, l’Italie pourrait encore avoir un passif autour de 130 % du PIB. Cela la rend vulnérable aux chocs susceptibles de faire perdre la confiance des marchés et dépendante de l’aide extérieure.

    Cottarelli appelle donc à relancer la croissance à des niveaux supérieurs à ceux de pays comme l’Espagne ou le Portugal et à mener une véritable révision des dépenses. Il suggère qu’il faudrait viser une baisse d’environ 1,25 points de PIB par an pour réduire le débito pubblico et qu’une alternative consisterait à améliorer le taux de croissance de l’Italie, actuellement d’environ 1 %, à 2-2,5 %, comme c’est le cas pour ses voisins ibériques. Il insiste également sur le fait que le bon déroulement des recettes fiscales, tel qu’illustré par les données de Bankitalia, est une bonne nouvelle, mais appelle à la prudence de la part du ministre Giancarlo Giorgetti.

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