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    Washington menace Moscou : sanctions et menaces militaires

    Russie, États-Unis, Ukraine

    Washington menace Moscou : sanctions et menaces militaires

    Le Kremlin a déclaré qu’il s’attendait à des clarifications lors des communications avec les États-Unis concernant les déclarations de JD Vance, vice-président américain, sur l’utilisation d’outils de pression « militaires » contre la Russie si le président russe Vladimir Poutine ne consentait pas à un accord de paix avec l’Ukraine.

    Réactions du Kremlin

    Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a indiqué que ces éléments constituaient une nouvelle position de Washington, et que Moscou attendait des clarifications de l’administration américaine. Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, a accusé l’Occident de soutenir Kiev dans ses actes, affirmant qu’il ne pourrait échapper à la responsabilité de ses actions.

    Menaces de sanctions

    Suite à cela, Washington a menacé d’imposer des sanctions et a évoqué des actions militaires contre la Russie si elle ne s’engageait pas vers la paix avec l’Ukraine. Kiev a, quant à elle, exigé des garanties de sécurité pour parvenir à une quelconque résolution avec Moscou.

    JD Vance a déclaré dans une interview au Wall Street Journal que les États-Unis imposeraient des sanctions à la Russie et pourraient envisager des actions militaires si le président Poutine ne s’engageait pas dans un accord de paix avec l’Ukraine. Il a également mentionné que l’envoi de troupes américaines en Ukraine restait une option sur la table si Moscou ne négociait pas de bonne foi.

    Réunion à Munich

    L’ancien président américain Donald Trump a annoncé que des responsables américains et russes se rencontreraient à Munich, ajoutant qu’une invitation avait également été envoyée à l’Ukraine. Cette annonce intervient dans un contexte de craintes européennes d’exclusion de l’Ukraine de tout processus de négociation.

    Trump a déclaré aux journalistes : « Ils tiendront une réunion à Munich (vendredi), la Russie y sera avec nos responsables, et l’Ukraine a également été invitée. » Il a précisé qu’il n’était pas certain des participants à cette réunion, mais que des personnes importantes de Russie, d’Ukraine et des États-Unis y seraient présentes.

    Négociations à venir

    À Moscou, le Kremlin a annoncé le début de la formation d’un comité pour mener les négociations attendues avec Washington. Cela fait suite à l’annonce faite la veille concernant la préparation de pourparlers avec les États-Unis sur l’Ukraine, qui, selon le Kremlin, participera aux négociations de paix pour mettre fin à la guerre « d’une manière ou d’une autre ». Cependant, il y aura une voie distincte pour les discussions américano-russes.

    Le Kremlin a exprimé son appréciation pour la position de Trump sur la fin de la guerre en Ukraine, notant que des préparatifs étaient en cours pour une rencontre entre Poutine et Trump. Ils ont convenu de tenir une réunion bilatérale et ont donné instruction à leurs aides de commencer sans délai les préparatifs pour ces rencontres de haut niveau.

    Les exigences de l’Ukraine

    De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que son pays n’accepterait aucun accord bilatéral concernant son sort qui pourrait être conclu entre la Russie et les États-Unis en l’absence de Kiev. Lors de sa conversation téléphonique avec le président américain, Zelensky a déclaré : « J’ai dit au président Trump qu’il était impossible d’atteindre un règlement sans garanties de sécurité… Je ne fais pas confiance à Poutine, et si vous pouvez le contraindre à mettre fin à la guerre, nous l’accueillerons. »

    Il a précisé : « Nous devons nous mettre d’accord sur les garanties de sécurité dont nous avons besoin, et nous voulons voir l’OTAN à Kiev avec des armes et des soldats américains et européens. »

    Position de l’Europe et de l’OTAN

    Pour sa part, la commissaire aux affaires étrangères de l’Union européenne, Kaja Kallas, a déclaré en marge d’une réunion des ministres de la Défense de l’OTAN qu’il ne pouvait y avoir d’accord sur l’Ukraine sans communication avec l’Union ou sans l’impliquer.

    De son côté, le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a indiqué que l’OTAN cherchait à engager des négociations pour mettre fin à la guerre en Ukraine d’une manière qui garantisse l’absence de retour aux hostilités. Il a ajouté lors d’une conférence de presse à Bruxelles que tous les alliés étaient unis dans leur engagement envers une paix juste et durable en Ukraine, soulignant qu’il était essentiel de veiller à ce que le résultat ne soit pas perçu comme une défaite pour l’Occident.

    source:https://www.aljazeera.net/news/2025/2/14/%d9%88%d8%a7%d8%b4%d9%86%d8%b7%d9%86-%d8%aa%d9%87%d8%af%d8%af-%d8%a8%d8%b9%d9%82%d9%88%d8%a8%d8%a7%d8%aa-%d9%88%d8%b9%d9%85%d9%84-%d8%b9%d8%b3%d9%83%d8%b1%d9%8a-%d9%84%d8%af%d9%81%d8%b9

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