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    Israël privilégie l’option militaire face au programme nucléaire iranien

    Israël, Iran

    Israël considère l’option militaire comme seule solution face au programme nucléaire iranien

    Selon le correspondant d’Al Jazeera en Palestine, Mohammed Khairi, Israël perçoit l’option militaire comme la seule voie capable d’arrêter le programme nucléaire iranien. Cette position s’explique par une inquiétude croissante que les négociations en cours entre Téhéran et les puissances occidentales aboutissent à un accord ne répondant pas aux exigences israéliennes.

    Khairi explique que Tel-Aviv tente d’influencer indirectement le cours des négociations. Il cite notamment l’envoi du chef du Mossad et du ministre israélien des affaires stratégiques, Ron Dermer, à Paris quelques heures avant le début du dernier cycle de négociations, dans le but de modifier les conditions d’un éventuel accord.

    Selon des fuites publiées par le journal Yedioth Ahronoth, Israël dispose d’un plan opérationnel complet. Ce plan prévoit des raids aériens, des attaques terrestres et des frappes cybernétiques ciblant des installations souterraines, à exécuter d’ici la fin du printemps ou au début de l’été.

    Une fenêtre d’opportunité qui se referme

    Le même journal rapporte que des sources sécuritaires israéliennes estiment que la « fenêtre d’opportunité » pour stopper le programme nucléaire iranien se rétrécit rapidement. Cela impose une action urgente, même en l’absence d’un soutien américain total pour mener l’opération.

    Israël craint notamment que les négociations réussissent et débouchent sur un accord partiel entre Washington et Téhéran, sans démantèlement complet des installations nucléaires iraniennes. Un tel accord priverait Tel-Aviv de la possibilité d’attaquer ces sites avant qu’ils ne bénéficient d’une protection internationale.

    Conséquences stratégiques du retard d’une action militaire

    La hiérarchie militaire israélienne estime que tout retard dans l’exécution d’une frappe pourrait entraîner des changements stratégiques dans la position américaine et occidentale. Ces évolutions risqueraient de restreindre la marge de manœuvre d’Israël et de l’isoler, notamment si de nouveaux accords entre l’Iran et les pays occidentaux sont conclus.

    Des sources sécuritaires évoquent une crainte de réduction de la « fenêtre d’opportunité » dans les deux prochains mois. Elles avertissent qu’un retard rendrait toute frappe potentielle non seulement coûteuse pour l’Iran, mais également pour Israël.

    Selon ces évaluations, un large consensus existe en Israël en faveur d’une attaque, incluant des partis d’opposition menés par Yair Lapid et Benny Gantz, ainsi que des composantes du gouvernement de droite dirigé par Benjamin Netanyahou. Ce consensus reflète le caractère stratégique de la décision.

    Ambitions et hypothèses israéliennes

    Mohammed Khairi souligne que l’ambition d’Israël demeure la réalisation d’une frappe militaire coordonnée avec les États-Unis. Néanmoins, la direction politique et sécuritaire mise sur l’échec des négociations, ce qui permettrait de poursuivre la mise en œuvre du plan militaire déjà préparé.

    Les autorités israéliennes fondent leur position sur une analyse selon laquelle l’Iran constitue le principal financeur de tous les groupes hostiles à Israël dans la région. Cette situation rendrait indispensable, selon elles, la destruction des installations nucléaires iraniennes, une étape qualifiée de « vitale » pour préparer, à terme, le démantèlement du régime iranien lui-même.

    Un engagement ferme pour un démantèlement complet

    Tel-Aviv a à plusieurs reprises promis d’empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire. Benjamin Netanyahou insiste sur le fait que toute négociation avec Téhéran doit aboutir au démantèlement total de son programme nucléaire.

    Une nouvelle série de pourparlers entre les États-Unis et l’Iran sur le programme nucléaire iranien doit débuter aujourd’hui à Rome, une semaine après un premier cycle jugé « constructif » par les deux parties, qui s’était tenu à Mascate.

    Au cours des derniers mois, Israël a proposé à l’administration du président américain Donald Trump plusieurs options pour attaquer les installations iraniennes, certaines planifiées pour la fin du printemps et l’été, selon les sources.

    Contexte nucléaire et pression américaine

    Selon des rapports occidentaux, l’Iran enrichit actuellement de l’uranium à hauteur de 60 %, un taux bien supérieur à la limite de 3,67 % prévue par l’accord, mais encore inférieur au seuil de 90 % requis pour une utilisation militaire.

    Donald Trump a relancé sa politique de « pression maximale » en imposant des sanctions à Téhéran. En mars dernier, il a adressé un message au guide suprême iranien, Ali Khamenei, l’appelant à entamer des négociations nucléaires sous peine d’une action militaire contre l’Iran en cas d’échec de la diplomatie.

    source:https://www.aljazeera.net/politics/2025/4/19/%d9%84%d9%85%d8%a7%d8%b0%d8%a7-%d8%aa%d9%81%d8%b6%d9%84-%d8%a5%d8%b3%d8%b1%d8%a7%d8%a6%d9%8a%d9%84-%d8%a7%d9%84%d8%ae%d9%8a%d8%a7%d8%b1-%d8%a7%d9%84%d8%b9%d8%b3%d9%83%d8%b1%d9%8a-%d9%81%d9%8a

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