More

    Microsoft rend les connexions sans mot de passe par défaut : enjeux et coûts

    Microsoft adopte une nouvelle approche pour renforcer la sécurité des comptes en ligne en rendant la connexion sans mot de passe la méthode par défaut pour les nouveaux utilisateurs. Cette initiative s’inscrit dans un mouvement plus large de l’industrie technologique visant à éliminer les mots de passe, sources fréquentes de vulnérabilités et de coûts importants pour les entreprises et leurs clients.

    La montée en puissance des passkeys

    Au cœur de cette stratégie « sans mot de passe par défaut », Microsoft encourage l’adoption des passkeys, une alternative innovante aux mots de passe traditionnels. Développées en collaboration avec des géants comme Google, Apple et de nombreuses autres entreprises sous l’égide de la FIDO Alliance, ces passkeys promettent une authentification plus simple et plus sûre.

    Microsoft prévoit désormais que les nouveaux utilisateurs utilisent par défaut cette méthode pour se connecter. Pour les utilisateurs existants, une invitation à enregistrer une passkey apparaîtra lors de leur prochaine connexion, favorisant ainsi une transition progressive.

    Les enjeux liés aux mots de passe traditionnels

    Le passage aux passkeys répond à plusieurs problématiques majeures liées aux mots de passe. La création et la gestion de mots de passe longs, complexes et uniques à chaque compte représentent une lourde tâche pour les utilisateurs, qui aboutit souvent à des choix faibles ou à la réutilisation de mots de passe.

    De plus, les fuites de mots de passe restent un problème récurrent, exposant les comptes à des risques importants. Les attaques par « password spraying », consistant à tester des mots de passe faibles sur un grand nombre de comptes, se sont intensifiées ces dix dernières années, compromettant parfois des réseaux sensibles, y compris ceux de Microsoft.

    Les limites de l’approche sans mot de passe

    Cependant, un détail important a été omis dans l’annonce de Microsoft : même après la création d’une passkey, les utilisateurs ne peuvent véritablement abandonner le mot de passe qu’après avoir installé l’application Microsoft Authenticator sur leur téléphone. Cette décision exclut la compatibilité avec d’autres applications populaires comme Authy ou Google Authenticator, ce qui peut représenter une contrainte pour certains utilisateurs et nuire à la promesse marketing de la connexion sans mot de passe par défaut.

    Il est également précisé que l’utilisation de Microsoft Authenticator n’est pas obligatoire pour créer une passkey, mais sans cette application, les utilisateurs ne pourront pas se débarrasser complètement de leur mot de passe. La persistance d’un mot de passe associé au compte affaiblit alors considérablement les avantages en termes de sécurité offerts par les passkeys.

    source:https://arstechnica.com/security/2025/05/microsoft-pushes-unphishable-logins-forward-with-new-sign-in-options/

    LAISSER UN COMMENTAIRE

    S'il vous plaît entrez votre commentaire!
    S'il vous plaît entrez votre nom ici


    Actualités

    L’acteur de Friends, Matthew Perry, décède à 54 ans

    "Matthew Perry, célèbre pour son rôle de Chandler Bing dans Friends, décède à 54 ans. Acteur très apprécié, sa mort suscite l'émotion mondiale."

    Entité sioniste déploie des navires de guerre en Mer Rouge selon un expert militaire

    Entité sioniste déploie des navires de guerre en Mer Rouge pour contrer les Houthis au Yémen, une manœuvre vue comme une démonstration de force envers l'Iran.

    L’affaire des SMS entre Pfizer et la Commission européenne : ce qu’il faut savoir

    En avril 2021, le New York Times a révélé...

    Banque suisse : Credit Suisse en chute libre après la faillite de la SVB

    L'action de Credit Suisse a dévissé de plus de...

    Le Retour de Microsoft avec Bing et Edge : Une Menace pour Google ?

    Depuis moins de trois mois, ChatGPT a déjà créé...

    BCE, Banque de France, OCDE : trois signaux macroéconomiques qui pèsent sur la France cet été

    Alors que la BCE laisse entendre qu'une nouvelle hausse des taux est improbable en juillet, la Banque de France ramène sa prévision de croissance 2026 à 0,5 % et l'OCDE confirme que la France reste l'un des cancres budgétaires de la zone euro. Trois signaux qui dessinent un été tendu pour le portefeuille des Français et les comptes de l'État.

    Espagne : la croissance continue de défier la sinistrose française

    Le ministre espagnol de l'Économie Carlos Cuerpo a annoncé...

    à Lire

    Categories