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    Le changement climatique perturbe le cycle de l’eau mondial, alerte l’ONU

    mondial, Pakistan, Afrique, Amérique du Sud, Europe, Asie

    Le changement climatique rend le cycle de l’eau de la planète de plus en plus imprévisible, provoquant des oscillations extrêmes entre déluge et sécheresse à travers le globe, avertit l’Organisation météorologique mondiale (OMM) dans son dernier rapport annuel.

    Des fluctuations extrêmes entre inondations et sécheresses

    Selon le rapport publié jeudi, la disponibilité en eau douce et les réservoirs naturels — lacs, débit des rivières, nappes phréatiques, humidité des sols, couverture neigeuse et fonte des glaces — montrent des signes d’instabilité croissante.

    La secrétaire générale de l’OMM, Celeste Saulo, a souligné que « les ressources en eau mondiales sont soumises à une pression croissante et, en même temps, des aléas hydriques plus extrêmes ont un impact de plus en plus important sur les vies et les moyens d’existence ».

    On observe notamment :

    • Des sécheresses prolongées dans le nord de l’Amérique du Sud, le bassin amazonien et le sud de l’Afrique.
    • Des épisodes d’intempéries plus humides affectant des parties de l’Afrique centrale, de l’Europe et de l’Asie, avec inondations dévastatrices et tempêtes meurtrières.
    • Des pays comme le Pakistan qui font face à des inondations d’ampleur cette année.

    Inondations au Pakistan en 2025

    Le Pakistan est l’un des pays les plus récemment touchés par ces inondations massives, illustrant la variabilité extrême des phénomènes hydrologiques.

    Constats scientifiques et données clés

    Le groupe international de scientifiques de l’OMM a évalué l’état des ressources en eau douce et observé des déséquilibres marqués à l’échelle mondiale.

    • 2024 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée, favorisant des sécheresses prolongées dans plusieurs régions.
    • Au niveau mondial, 2024 a été la sixième année consécutive présentant un « déséquilibre clair » dans les bassins fluviaux.
    • Deux tiers des bassins fluviaux disposent soit de trop d’eau, soit de trop peu, reflet d’un cycle hydrologique de plus en plus erratique.

    Stefan Uhlenbrook, directeur de l’hydrologie à l’OMM, a déclaré que les scientifiques trouvent « de plus en plus difficile de prédire » ces variations. Il précise que l’irrégularité se traduit par des débits annuels moyens soit trop faibles, soit trop importants.

    Avec le réchauffement global, l’atmosphère peut contenir davantage de vapeur d’eau, ce qui conduit soit à des périodes sèches plus longues, soit à des précipitations plus intenses.

    Impacts sur les glaciers et élévation du niveau de la mer

    L’OMM signale également une dégradation de la qualité de l’eau dans des lacs essentiels, liée aux températures plus élevées, et une contraction des glaciers, observée pour la troisième année consécutive dans toutes les régions.

    La fonte des glaces a contribué à une élévation d’environ 1,2 mm du niveau mondial des mers en un an, augmentant ainsi le risque d’inondation pour des centaines de millions de personnes vivant en zones littorales.

    Ces tendances aggravent la vulnérabilité des populations et soulignent la nécessité d’anticiper et d’adapter les politiques de gestion de l’eau et de protection côtière.

    Appel à une surveillance renforcée et au partage des données

    L’OMM appelle à un renforcement du suivi et à un partage plus large des données hydrométéorologiques. Comprendre et quantifier les ressources en eau ainsi que les extrêmes hydrologiques est essentiel pour mieux gérer les risques.

    Le rapport insiste sur l’importance d’améliorer les systèmes d’observation et la coopération internationale afin d’anticiper les épisodes de sécheresse, d’inondation et la perte glaciaire.

    Sans une surveillance accrue et un échange d’informations plus efficace, la gestion des risques liés à l’eau restera insuffisante face à l’accélération du changement climatique et à la perturbation du cycle de l’eau.

    source:https://www.aljazeera.com/news/2025/9/18/climate-change-wreaking-havoc-on-worlds-water-cycle-un

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