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Colère agricole : 52 agriculteurs de la Confédération paysanne relâchés

par Lea
France

Les 52 agriculteurs de la Confédération paysanne arrêtés mercredi après être entrés dans une annexe du ministère de l’Agriculture ont été libérés jeudi 15 janvier sans poursuites, selon le parquet de Paris. Selon les autorités, seuls des autocollants ont été constatés dans les locaux visités et les images de vidéosurveillance montrent un groupe muni de banderoles et de cartons ayant occupé l’entrée et le sas. L’intervention n’a pas été accompagnée d’actes de violence ni de dégradation constatés dans ces locaux. Le parquet a précisé que les éléments rassemblés ne permettaient pas de caractériser une infraction suffisante pour poursuivre l’ensemble des personnes interpellées.

Pour ces faits, le ministère public a décidé de classer sans suite en raison de l’absence d’infraction suffisamment caractérisée, concernant des dégradations d’un bien public en réunion et la participation à un groupement en vue de dégrader.

Mercredi en fin d’après-midi, peu après 16 heures, une centaine d’agriculteurs de la Confédération paysanne avaient pénétré dans l’annexe du ministère en déployant une banderole : « L’agriculture, on veut en vivre, pas en mourir ». Selon les témoignages, ils étaient munis de banderoles, de bombes de peinture, de fumigènes et d’un cutter. Un représentant du ministère a déposé plainte, selon les mêmes sources. Une fois les personnes interpellées, 52 militants, dont trois porte-parole nationaux, ont été placés en garde à vue dans différents commissariats de Paris.

Répression démesurée

Le parquet précise que, devant le commissariat, un rassemblement d’environ cent militants et de membres de la Confédération paysanne, de la CGT, de Solidaires et d’associations écologistes s’est organisé pour les soutenir. Des élus de gauche, dont l’écologiste Sandrine Rousseau, étaient présents sur place. Nina Lejeune, secrétaire nationale du syndicat agricole, a déclaré : « On dénonce clairement la répression démesurée que subit la Confédération paysanne ». Des responsables syndicaux dénoncent également ce qu’ils appellent un « deux poids, deux mesures » par rapport à la FNSEA, dont les 350 tracteurs ont défilé mardi dans Paris jusqu’à l’Assemblée nationale.

« On était rassemblés pacifiquement, il n’y a eu aucun dialogue possible », a affirmé jeudi Nicolas Fortin, secrétaire national de la Confédération paysanne, devant le commissariat du 13e arrondissement.

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