À Mitry-Mory, dans la Seine-et-Marne, une marche en mémoire de Camélia a réuni des milliers de personnes et remis au premier plan le combat contre le harcèlement scolaire. L’oncle de Camélia a lancé un appel à parler et à dénoncer les violences, après le suicide de l’adolescente. Le cortège s’est déroulé devant le lycée Honoré-de-Balzac et dans les rues de la ville.
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Mitry-Mory : une marche blanche rassemble familles et élèves
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La marche, partie de la gare de Mitry-Claye, s’est déroulée devant le lycée Honoré-de-Balzac et d’autres sites de la région, réunissant plus de 2 000 personnes. Sur la banderole de tête était inscrit « Ensemble contre le harcèlement scolaire », et une autre banderole de la FCPE 77 affichait « Un mot peut blesser, un mot peut sauver ». L’hommage rendait Camélia, lycéenne qui s’était donnée la mort après un vécu de harcèlement.
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« C’est elle qui nous offre un cadeau », a déclaré Salim Ayachi devant le lycée, décrivant les insultes et humiliations subies par Camélia au quotidien dans sa classe et en dehors.
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« Je lance un appel au calme mais certainement pas un appel au silence, car face au harcèlement, se taire, c’est laisser mourir », a dit à la foule Salim Ayachi, rapportant que Camélia avait subi quotidiennement insultes, brimades, humiliations, dans sa classe et en dehors.
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Il a assuré que la maman de Camélia avait « appelé à l’aide » et « reçu en retour le silence », en insistant : « Minimiser » le harcèlement, « ou ajouter un « mais », c’est déjà y participer ».
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« Ce week-end Camélia aurait eu 18 ans, elle avait préparé sa fête, la liste des invités, des cadeaux (…) C’est elle qui nous offre un cadeau, un cadeau à toutes les victimes de harcèlement scolaire, c’est un espace d’écoute », a-t-il encore déclaré. « Lycéens, vous nous avez dit que vous vouliez être entendus. C’est le moment. Parlez, racontez, dénoncez (…) Parents, parlez à vos enfants (…) Établissements scolaires, soyez transparents. Quand des faits sont signalés, prenez vos responsabilités », a-t-il encore dit.
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Dans un communiqué publié mardi, le procureur de Meaux Jean-Baptiste Bladier avait appelé « solennellement à la plus grande prudence dans l’expression publique et la mise en cause médiatique de personnes, notamment le proviseur » du lycée, actuellement en retrait de l’établissement.
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Des appels à parler et dénoncer le harcèlement
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La foule et les proches ont insisté sur la nécessité d’ouvrir le dialogue et d’alerter les autorités scolaires quand des faits se produisent, afin que les témoins et les victimes puissent être soutenus et protégés.
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« Lycéens, vous nous avez dit que vous vouliez être entendus. C’est le moment. Parlez, racontez, dénoncez (…) Parents, parlez à vos enfants (…) Établissements scolaires, soyez transparents. Quand des faits sont signalés, prenez vos responsabilités », a-t-il encore dit.
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Enquêtes et prudence dans l’expression publique
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Dans un communiqué publié mardi, le procureur de Meaux Jean-Baptiste Bladier avait appelé « solennellement à la plus grande prudence dans l’expression publique et la mise en cause médiatique de personnes, notamment le proviseur » du lycée, actuellement en retrait de l’établissement.