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    Iran autorise les navires irakiens à traverser le détroit d’Ormuz

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    L’Iran a annoncé samedi que les navires irakiens pourront désormais franchir librement le détroit d’Ormuz, dans un signal d’assouplissement au moment où cette route stratégique reste au centre des tensions autour de l’énergie mondiale. Selon Téhéran, l’Irak sera exempté de toute restriction dans le passage, tandis que les contrôles ne s’appliqueront qu’aux « pays ennemis ».

    Dans un communiqué relayé par l’agence semi-officielle Tasnim, le quartier général central de Khatam al-Anbiya a affirmé que l’Iran « respecte profondément la souveraineté nationale de l’Irak ». Le commandement militaire a également salué la résistance du pays voisin face aux États-Unis, allant jusqu’à qualifier sa lutte contre Washington d’« admirable ».

    Cette annonce intervient alors que Donald Trump a réitéré ses exigences à l’égard de Téhéran, demandant un accord ou un abandon du contrôle du détroit. Le président américain a averti sur les réseaux sociaux que « l’enfer se déchaînerait » dans les 48 heures si l’Iran ne cédait pas, des propos immédiatement rejetés par les autorités iraniennes.

    Le quartier général de Khatam al-Anbiya a dénoncé une réaction « impuissante, nerveuse, déséquilibrée et stupide », signe d’un bras de fer diplomatique et militaire qui continue de s’intensifier. Depuis le déclenchement de la guerre lancée par les États-Unis et Israël contre l’Iran le 28 février, le détroit d’Ormuz a été pratiquement bloqué par Téhéran.

    Ce couloir maritime, par lequel transitent habituellement environ un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz naturel liquéfié, reste sous forte pression. Ces dernières semaines, le trafic a légèrement repris sous un système de péage de fait imposé par l’Iran, mais il demeure inférieur de plus de 90 % à la normale, selon les données de suivi maritime.

    D’après Lloyd’s List Intelligence, 53 passages ont été enregistrés la semaine dernière dans le détroit, soit le niveau le plus élevé depuis le début du conflit. Ce chiffre reste toutefois bien en deçà de l’activité habituelle, même si la progression par rapport aux 36 transits de la semaine précédente montre une reprise limitée du mouvement maritime.

    Vendredi, un porte-conteneurs français et un pétrolier japonais ont également franchi le détroit, marquant les premiers passages apparents liés à ces pays depuis le début des hostilités. Pour les armateurs, ces traversées constituent un test important dans une zone où la sécurité des routes commerciales demeure extrêmement fragile.

    La paralysie partielle du trafic a déjà eu des répercussions directes sur les marchés. Les prix du carburant ont augmenté, tandis que de nombreux pays ont mis en place des mesures d’économie d’énergie face à la menace d’un choc prolongé sur l’offre mondiale.

    Le Brent, référence internationale du pétrole, s’est maintenu au-dessus de 109 dollars le baril ces derniers jours. Plusieurs analystes estiment que les cours pourraient grimper nettement davantage si le détroit d’Ormuz ne rouvre pas pleinement à court terme.

    L’Irak est particulièrement exposé à cette situation. La production pétrolière du pays, principale source de revenus de Bagdad, a été fortement touchée par la guerre et par l’arrêt quasi total des exportations via le détroit.

    Le ministère irakien du Pétrole a indiqué le mois dernier que la production était tombée à 1,2 million de barils par jour, contre 4,3 millions auparavant. L’Irak figurait en 2023 au sixième rang mondial des producteurs de pétrole, avec 4 % de l’offre mondiale, selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie.

    Méta description

    L’Iran autorise les navires irakiens à traverser le détroit d’Ormuz, alors que le trafic maritime repart et que les marchés pétroliers restent sous pression.

    source:https://www.aljazeera.com/economy/2026/4/5/iran-says-iraqi-ships-can-pass-strait-of-hormuz-as-transits-tick-up

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