L’élection présidentielle de 2027 aura lieu les dimanches 18 avril et 2 mai, a confirmé mardi 30 juin le gouvernement. Les dates seront officialisées ce mercredi en Conseil des ministres. À un peu plus de dix mois du scrutin, plusieurs candidatures sont déjà déclarées dans la majorité des principaux partis politiques.
L’annonce, publiée mardi soir par Le Figaro et confirmée par Ouest-France, fixe le calendrier de l’élection présidentielle française à deux tours, conformément à la tradition républicaine sous la Ve République. Le premier tour se tiendra donc le 18 avril 2027 et le second tour, décisif, le 2 mai 2027.
Une officialisation attendue mercredi en Conseil des ministres
Selon Le Figaro, les dates retenues par le gouvernement seront formellement actées ce mercredi en Conseil des ministres. Cette formalisation intervient traditionnellement plusieurs mois avant le scrutin, afin de permettre aux candidats, aux partis politiques et à l’administration d’organiser la campagne et les opérations électorales.
Le scrutin présidentiel français suit un calendrier législatif précis : la campagne officielle démarre en principe deux semaines avant le premier tour, et le second tour a toujours lieu deux semaines après le premier. Le format à deux dimanches espacés de quinze jours est inchangé depuis 1962.
État des lieux des principales candidatures
À dix mois de l’élection, plusieurs candidats potentiels sont déjà déclarés ou en passe de l’être. Le député socialiste Philippe Brun a ajouté son nom à « la liste déjà longue des aspirants chef de l’État au sein du vieux parti à la rose », qui n’avait pourtant recueilli que 1,7 % des voix en 2022. Le Parti socialiste organise ce mardi soir son conseil national pour tenter de clarifier son dispositif en vue d’une éventuelle primaire.
Du côté du bloc central, Édouard Philippe (Horizons) est cité comme un rival potentiel dans la course à l’investiture. Un ancien ministre sarkozyste du Budget a estimé dans Les Échos que le maire du Havre « a le profil dont la France a besoin », illustrant la multiplication des candidatures à droite et au centre.
Les Écologistes ont annoncé par communiqué lundi qu’aucun candidat ne portera leurs couleurs dans la course à l’élection suprême. La formation préfère « au vu du danger de l’extrême droite » soutenir la candidature de l’Insoumis, officialisant ainsi un retrait sans précédent du principal parti écologiste français.
Un scrutin ouvert à dix mois
À ce stade, aucune projection électorale fiable n’est disponible pour l’élection d’avril-mai 2027. Les candidatures déjà déclarées ou en cours de structuration couvrent un spectre politique large, du Parti socialiste à Horizons, en passant par le bloc central et les écologistes en retrait.
L’officialisation mercredi des dates par le Conseil des ministres marque le coup d’envoi administratif de la séquence électorale, dix mois exactement avant l’ouverture du premier tour.
