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    US–Royaume‑Uni: zéro tarif sur médicaments, NHS augmente dépenses

    Les États‑Unis et le Royaume‑Uni ont conclu un accord commercial prévoyant un zéro tarif sur les produits pharmaceutiques et médicaux en contrepartie d’une augmentation significative des dépenses du NHS pour les médicaments. Cet arrangement, qui vise notamment à encourager l’investissement et l’innovation, inclut une hausse de 25 % du prix net payé pour les nouveaux traitements pendant au moins trois ans.

    Détails principaux de l’accord

    L’accord annonce plusieurs mesures concrètes qui modifient le cadre commercial et sanitaire entre les deux pays. Parmi les éléments clés :

    • Suppression des tarifs douaniers sur les médicaments, ingrédients pharmaceutiques et technologies médicales fabriqués au Royaume‑Uni.
    • Exemption des produits concernés des tarifs sectoriels relevant de la Section 232 ainsi que de futurs droits visant des pays spécifiques (Section 301).
    • Augmentation de 25 % du prix net que paiera le NHS pour les nouveaux médicaments pendant au moins trois ans.
    • Révision du système d’évaluation de la valeur des médicaments au sein des instances britanniques chargées des décisions de remboursement.

    Réforme de l’évaluation des médicaments (NICE)

    Selon des sources proches du dossier, l’accord implique une refonte majeure du cadre d’évaluation appliqué par le National Institute for Health and Care Excellence (NICE).

    Actuellement, NICE utilise la mesure de l’année de vie ajustée sur la qualité (QALY) pour déterminer le coût‑efficacité d’un traitement. Le seuil supérieur généralement retenu est de 30 000 livres sterling par QALY (environ 39 789 dollars).

    La modification annoncée vise à augmenter la valeur accordée aux innovations thérapeutiques, ce qui devrait conduire à une révision des décisions de remboursement et à un accès plus rapide à certains traitements.

    Réactions officielles

    Le représentant commercial des États‑Unis, Jamieson Greer, a présenté l’accord comme une « issue négociée sur la tarification des produits pharmaceutiques innovants » destinée à stimuler l’investissement et l’innovation dans les deux pays.

    De son côté, la ministre britannique de la Science et de la Technologie, Liz Kendall, a salué l’accord en affirmant qu’il permettra aux patients britanniques d’accéder plus rapidement à des « médicaments de pointe » et incitera les entreprises du secteur à poursuivre leurs investissements et innovations au Royaume‑Uni.

    L’administration américaine avait exercé des pressions pour que le Royaume‑Uni et d’autres pays européens paient davantage pour certains médicaments américains, afin d’aligner les prix sur ceux pratiqués dans d’autres pays riches.

    Impact sur les mécanismes de tarification et les remises

    Un point de friction notable entre le gouvernement britannique et l’industrie a été le fonctionnement d’un dispositif volontaire de tarification, où des entreprises reversent une part de leurs ventes au NHS sous forme de remises.

    Le bureau du représentant commercial américain a indiqué que le Royaume‑Uni s’est engagé à réduire le taux de remboursement (rebate) à 15 % en 2026, ce qui modifie les incitations financières pour les laboratoires.

    Conséquences pour l’industrie pharmaceutique et les marchés

    L’accord est perçu favorablement par certains groupes pharmaceutiques, qui ont récemment critiqué le climat d’investissement au Royaume‑Uni et, dans certains cas, retardé ou annulé des projets.

    • Bristol Myers Squibb a déclaré pouvoir investir plus de 500 millions de dollars sur les cinq prochaines années grâce à cet accord.
    • Sur les marchés, l’action de Bristol Myers Squibb (symbole BMY) a reculé de 0,1 %. AstraZeneca a perdu environ 1 % et GSK environ 0,4 %.
    • Des grands groupes, dont AstraZeneca, avaient précédemment réduit ou gelé certains projets d’investissement au Royaume‑Uni en raison d’un environnement considéré comme difficile.

    Contexte politique et commercial

    L’accord s’inscrit dans un contexte plus large de discussions sur la compétitivité pharmaceutique et la politique commerciale transatlantique. Les États‑Unis cherchent à sécuriser des conditions favorables pour leurs exportations pharmaceutiques.

    Pour le Royaume‑Uni, l’enjeu est double : garantir l’accès des patients à des traitements innovants tout en maintenant un cadre budgétaire acceptable pour le NHS et en préservant l’attractivité du pays pour les investissements du secteur.

    source:https://www.aljazeera.com/economy/2025/12/1/us-uk-agree-to-zero-tariffs-on-medicines-uk-commits-to-higher-spending

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