En juin 2012, à 64 ans, Evelyne Dhéliat apprend lors d’un examen de routine qu’elle est atteinte d’un cancer du sein. Entre chimiothérapie et radiothérapie, la journaliste et présentatrice météo traverse une épreuve difficile, avant d’inscrire son parcours dans une démarche de prévention active. Depuis, elle est devenue marraine de l’opération Octobre Rose, organisée chaque année par l’association Ruban Rose, et témoigne régulièrement auprès des femmes pour encourager le dépistage.
Un diagnostic vécu comme un choc
Dans les colonnes de Soir Mag, Evelyne Dhéliat confie que l’annonce de la maladie a été l’un des moments les plus pénibles de son parcours. « Quand on vous l’apprend, c’est le ciel qui vous tombe sur la tête », a-t-elle témoigné. Pour elle, la perte de ses cheveux a ensuite constitué « un deuxième choc », venant s’ajouter à la violence du diagnostic initial.
Entre ces deux étapes, la présentatrice a dû affronter des traitements lourds, en particulier la chimiothérapie. Elle décrit une épreuve à la fois morale et physique, rappelant que, dans ces moments-là, « c’est de savoir s’entourer » qui compte le plus.
Un combat contre le cancer du sein, sans politique de l’autruche
Si l’épreuve a été difficile, Evelyne Dhéliat estime aujourd’hui être en rémission. « Je n’ose pas utiliser ce terme, [guérie] », dit-elle, avant de préciser : « je suis en rémission, c’est-à-dire que je vais bien, mais avec toujours une épée de Damoclès au-dessus de la tête ». Elle nuance toutefois ce sentiment en rappelant que, plus le temps passe, plus la perspective d’une rechute diminue.
Son expérience l’a poussée à adopter un discours très ferme sur la prévention. Elle insiste sur l’importance du dépistage, qu’elle considère comme essentiel, notamment parce que son propre cancer a été détecté grâce à un test de dépistage. Selon elle, il ne faut jamais céder à la peur ou à l’évitement.
Un message fort pour le dépistage et la prévention
En se servant de sa notoriété, Evelyne Dhéliat veut faire passer un message clair aux femmes : il ne faut pas renoncer aux examens par crainte d’un mauvais résultat. Sur le plateau de C à vous, elle a raconté avoir souvent entendu des personnes dire : « Je ne veux pas aller me faire dépister parce que j’ai peur qu’on me trouve quelque chose ». À cela, elle répond sans détour : « pas de politique de l’autruche ! ».
Tout au long de sa maladie, elle explique aussi avoir cherché à conserver un état d’esprit positif. Elle dit notamment ne pas avoir ressenti la perte de ses cheveux comme une perte de féminité. « Je savais que ça allait se produire et que c’était une des épreuves. Après, c’est le choix d’une perruque et de revoir pousser ses cheveux. C’est un côté complètement positif », a-t-elle confié.
Octobre Rose, un engagement durable
Devenue marraine de l’opération Octobre Rose, organisée chaque année par l’association Ruban Rose, Evelyne Dhéliat met désormais son histoire au service de la prévention du cancer du sein. Son témoignage s’inscrit dans une démarche de sensibilisation durable, portée par l’expérience personnelle et par la volonté d’encourager d’autres femmes à se faire dépister à temps.
