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    Une audience publique pour le principal accusé du vol du siècle en Irak

    Une audience publique pour le principal accusé du vol du siècle en Irak

    Bagdad – Le principal accusé de la fraude fiscale en Irak, connu sous le nom de « vol du siècle », Noor Zouhair, se rendra à la cour pénale centrale à Bagdad pour son procès prévu le 27 de ce mois.

    Après avoir été interviewé à la télévision où il a défendu sa position et appelé à un procès public, l’Autorité de régulation des communications a jugé son comportement contraire aux réglementations médiatiques, soulignant qu’un accusé dans une affaire de cette envergure ne devrait pas apparaître dans les médias avant son procès.

    Qu’est-ce que le vol du siècle ?

    Il s’agit d’un vol de 2,5 milliards de dollars (environ 1310 dinars irakiens pour un dollar américain) d’argent des fonds fiscaux appartenant à des entreprises étrangères et déposés dans des banques publiques irakiennes. Ce vol a été orchestré par plusieurs individus, incluant des hommes d’affaires et des personnalités influentes, via des fraudes et des falsifications.

    Alors que la plupart des complices ont fui, certains ont été arrêtés et seulement une petite partie des fonds volés a été récupérée. L’affaire a été mise au jour par plusieurs autorités compétentes environ deux mois avant la fin du mandat du gouvernement dirigé par مصطفى الكاظمي, avec Noor Zouhair en tête des accusés.

    Qui est Noor Zouhair ?

    Noor Zouhair est actuellement la personnalité la plus controversée en Irak, accusé du délit de fraude fiscale. Il a récemment participé à une interview à la télévision où il a exprimé sa victimisation, affirmant qu’il assisterait à son procès prévu mardi prochain, mais qu’il souhaite que celui-ci soit public.

    Vêtu de noir et portant une montre de luxe, Zouhair a été interviewé dans un cadre somptueux, avec des palmiers et un immeuble élevé en arrière-plan, suggérant qu’il se trouve à l’étranger, bien que l’emplacement exact n’ait pas été précisé. Le député de la province de Bassora, مصطفى سند, a toutefois confirmé que Zouhair réside aux Émirats arabes unis, et a averti que si ce dernier ne se présentait pas à nouveau au tribunal, le gouvernement irakien pourrait demander son arrestation via INTERPOL.

    Les points clés de l’interview

    Lors de l’interview diffusée par la chaîne irakienne Al-Sharqiya dans l’émission « Al-Muwajaha », Zouhair a déclaré qu’il était « victime de circonstances ». Il a affirmé que les médias avaient exagéré l’affaire, précisant qu’il avait juste « acheté des chèques de courtiers pour des entreprises étrangères » pour obtenir des commissions pour sa société, « Al-Qant pour le change », située dans le quartier de Al-Karada au centre de Bagdad.

    • Zouhair a exprimé son désir de voir la justice ne pas être influencée par les médias et les pressions politiques, et a promis de révéler tous les noms impliqués si son procès était public.
    • Il a mentionné provenir d’une famille aisée impliquée dans le commerce à Bassora, qu’il est né en 1980, et qu’il est marié avec quatre enfants, sa fille aînée étant Fatima.
    • Il a également indiqué n’avoir pas terminé ses études à l’université de Bassora en agriculture en raison de son travail et de ses voyages.

    État de son procès

    Le tribunal pénal central de Bagdad a reporté le procès de Zouhair au 27 août, après que l’audience prévue le 14 du même mois ait été annulée à cause de son absence, ce qui a suscité l’indignation au sein de la population irakienne, son absence étant considérée comme une violation juridique claire.

    La décision de libérer Noor Zouhair a été prise dans des circonstances floues, mais visait à l’inciter à vendre des biens immobiliers et à rembourser les fonds détournés, dans le cadre d’un accord avec le gouvernement irakien environ un mois après son arrestation à Bagdad.

    La possibilité d’un procès public

    Un haut responsable de l’Autorité de lutte contre la corruption a confirmé à Al Jazeera que c’est le tribunal qui déciderait si le procès serait public ou non, en tenant compte des circonstances de l’affaire.

    Soulignant que le principe d’un procès public est l’un des principes de la justice, le juge et chercheur Salem Roudaan Al-Moussawi a déclaré que les audiences devraient être ouvertes au public, sauf si la sécurité ou la vie privée des individus y contrevient. La présence des médias lors de la diffusion du procès nécessite également l’approbation de l’autorité judiciaire.

    Les attentes du tribunal

    Le juge Hader Hanoon a exprimé précédemment l’espoir qu’un « jugement sévère et dissuasif » soit rendu contre Noor Zouhair, soulignant qu’il ne pourrait échapper à la justice en raison de son implication dans d’autres affaires de corruption. La cour a déjà renvoyé l’affaire à la justice et d’autres complices attendent d’être jugés.

    Le président du tribunal, le juge Khaled Saddam, a adressé une lettre officielle à l’Autorité de lutte contre la corruption pour lui notifier la date du 27 pour le procès de Noor Zouhair, conformément à l’article 331 du code pénal irakien.

    Est-ce une violation médiatique ?

    Concernant la participation de Zouhair à l’émission télévisée alors qu’il est encore sous le coup d’accusations dans une affaire majeure, l’Autorité de régulation des communications a indiqué que son apparition était une infraction aux règles médiatiques.

    Hicham Al-Rakabi, membre du conseil des commissaires, a précisé que le système judiciaire irakien n’ayant pas encore rendu de décision dans le cas de Noor Zouhair, son interview était contraire aux réglementations établies, insistant sur l’importance de la véracité et de l’impartialité des médias dans le traitement de tels événements.

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