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    Sommet Trump-Poutine en Alaska : enjeux et tensions en Ukraine

    France

    Donald Trump, Vladimir Poutine et la guerre en Ukraine sont au cœur du sommet Alaska ; la rencontre intitulée « Trump, Poutine, guerre en Ukraine, sommet Alaska » vise officiellement à obtenir un cessez‑le‑feu, plus de trois ans et demi après le lancement de l’invasion russe à grande échelle.

    Trump, Poutine, guerre en Ukraine, sommet Alaska : déroulé et participants

    La réunion entre les présidents Donald Trump et Vladimir Poutine doit débuter vendredi 15 août vers 19 h 30 GMT, a précisé le Kremlin. Un tête‑à‑tête sera suivi d’un repas de travail avec leurs conseillers, puis d’une conférence de presse conjointe, la première depuis leur apparition commune à Helsinki en 2018.

    Donald Trump a quitté Washington à bord d’Air Force One pour se rendre en Alaska. À bord, il était accompagné, selon la Maison Blanche, du secrétaire d’État Marco Rubio, du secrétaire au Trésor Scott Bessent, du ministre du Commerce Howard Lutnick et du directeur de la CIA John Ratcliffe, ainsi que d’autres hauts responsables. Avant de partir, le président américain a écrit sur sa plateforme de réseau social : « LES ENJEUX SONT ÉLEVÉS !!! »

    Sur le chemin, Trump a insisté sur le « respect » mutuel entre lui et Vladimir Poutine : « C’est un homme intelligent. Il fait cela depuis longtemps, mais moi aussi (…) Nous sommes présidents. Nous nous entendons bien », a‑t‑il déclaré aux journalistes à bord d’Air Force One.

    Tensions militaires et incidents signalés avant la rencontre

    À quelques heures du sommet, la pression militaire reste forte autour de l’Ukraine. Kiev a ordonné de nouvelles évacuations dans la région de Donetsk, près de zones où l’armée russe a progressé rapidement ces derniers jours. L’analyse de l’AFP, basée sur des données de l’Institute for the Study of War (ISW), indique que les forces russes ont réalisé leur plus grande avancée en 24 heures en territoire ukrainien depuis plus d’un an.

    L’état‑major ukrainien a affirmé dans la nuit de jeudi à vendredi avoir touché la raffinerie de Syzran, dans la région de Samara, située à plus de 800 km de la frontière ukrainienne. Selon Kiev, il s’agit de « la plus importante du système Rosneft » et elle « participe à l’approvisionnement des forces armées russes ». Des images non vérifiées publiées sur les réseaux sociaux montrent d’importants panaches de fumée au‑dessus de complexes industriels.

    La Russie a par ailleurs annoncé qu’elle s’était emparée d’Oleksandrohrad, dans la région de Donetsk, selon l’agence Tass ; Reuters n’a pu confirmer indépendamment cette information.

    Dans la nuit, une frappe de drone ukrainien a visé un immeuble résidentiel à Koursk, en Russie frontalière. Le gouverneur Alexandre Khinshtein a écrit sur Telegram : « Un drone ennemi a attaqué dans la nuit un immeuble » ; il a précisé qu’une femme de 45 ans est morte et que 10 personnes ont été blessées, dont un adolescent né en 2010, et que plusieurs immeubles voisins ainsi qu’une école avaient été endommagés.

    Voix politiques et appels avant la rencontre

    Volodymyr Zelensky a déclaré « compter » sur Donald Trump pour mettre un terme à la guerre en Ukraine, à quelques heures du sommet. De son côté, Ioulia Navalnaïa, veuve de l’opposant russe Alexeï Navalny, a demandé dans une vidéo publiée sur sa chaîne Telegram que Vladimir Poutine « Libérez les activistes et journalistes russes, les civils ukrainiens, tous ceux qui ont été emprisonnés pour des propos antiguerre et des posts sur les réseaux sociaux ». L’Ukraine affirme que des milliers de civils ukrainiens sont détenus en Russie et dans des zones ukrainiennes occupées depuis février 2022.

    En Allemagne, le chancelier Friedrich Merz a estimé que Vladimir Poutine « a aujourd’hui l’occasion d’accepter un cessez‑le‑feu » et a demandé que le président russe « engage des négociations sans conditions » après sa rencontre avec Donald Trump. « L’objectif doit être (l’organisation d’) un sommet auquel participe également le président (ukrainien) Zelensky », a‑t‑il ajouté, soulignant l’importance d’obtenir un accord sur un cessez‑le‑feu.

    De son côté, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, arrivé à Anchorage, a refusé toute prédiction sur l’issue du sommet : « Nous ne faisons aucune prédiction », a‑t‑il déclaré, ajoutant : « Nous savons que nous avons nos arguments et notre position est claire et sans ambiguïté. Nous la présenterons ».

    L’Élysée a indiqué que le président Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky ont convenu « de se voir au moment où ce sera le plus utile et efficace, après donc la rencontre d’Alaska et en fonction de l’agenda ».

    Mobilisations publiques et couverture médiatique

    À Anchorage, la population locale a réservé un accueil froid aux présidents : des manifestations pro‑Ukraine ont réuni des centaines de personnes devant la base aérienne Elmendorf‑Richardson, où doit se tenir le sommet. Un reportage vidéo des envoyés spéciaux de France 24 et des images du photographe de l’AFP témoignent de ces rassemblements et d’un fort soutien pour Kiev.

    Dans les heures précédant le sommet, Donald Trump a déclaré qu’il lui faudrait « Cinq minutes » pour savoir si la rencontre serait un fiasco ou si elle pourrait esquisser une issue au conflit, rappelant l’urgence attribuée par les participants à trouver une désescalade.

    Trump | Poutine | Guerre En Ukraine | Sommet Alaska | Guerre | Ukraine | Alaska | Diplomatie | France
    source:https://www.france24.com/fr/am%C3%A9riques/20250815-guerre-ukraine-en-direct-sommet-trump-poutine-alaska

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