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    Attaque de drones sur Moscou: ce que l’on sait de la plus forte vague revendiquée depuis plus d’un an

    La Russie affirme avoir subi dans la nuit de samedi à dimanche l’une des plus importantes vagues de drones ukrainiens de ces derniers mois, avec un impact direct jusque dans la région de Moscou. Selon Reuters, qui cite les autorités russes, au moins quatre personnes ont été tuées au total, dont trois dans la région de Moscou et une dans la région frontalière de Belgorod. Des responsables locaux ont également fait état de blessés, de dégâts sur des habitations et de perturbations limitées autour d’infrastructures sensibles.

    Ce que les autorités russes disent avoir constaté

    Reuters rapporte que les défenses aériennes russes ont détruit 81 drones se dirigeant vers Moscou depuis minuit, ce qui, selon les chiffres relayés par le maire Sergueï Sobianine, constituerait la plus forte attaque contre la capitale depuis plus d’un an. Le ministère russe de la Défense a, lui, affirmé que 556 drones avaient été abattus à l’échelle du pays pendant la nuit et dans la matinée.

    Dans le détail, le gouverneur de la région de Moscou, Andreï Vorobiov, a indiqué qu’une femme avait été tuée lorsqu’une maison a été touchée à Khimki, au nord de la capitale. Reuters ajoute que deux hommes ont aussi perdu la vie dans le district de Mytichtchi, tandis qu’une autre victime a été signalée dans la région de Belgorod. Les autorités russes font état de plusieurs immeubles résidentiels endommagés ainsi que d’installations d’infrastructure touchées.

    Des chiffres à manier avec prudence

    Sur ce type d’attaque, les bilans évoluent vite et les chiffres avancés par les autorités ne peuvent pas toujours être vérifiés de manière indépendante dans l’immédiat. C’est aussi ce qui explique l’écart entre certaines formulations relevées dimanche matin: un point Reuters faisait état d’au moins quatre morts au total en incluant Belgorod, tandis qu’une dépêche AFP reprise par Arab News évoquait d’abord trois morts dans la seule région de Moscou, avant d’insister sur l’ampleur nationale de l’attaque.

    La dépêche AFP, reprise par Arab News, mentionne de son côté plus de 500 drones lancés contre la Russie pendant la nuit, dont au moins 74 interceptés au-dessus de Moscou selon les autorités locales. Le même récit souligne que 120 drones auraient été interceptés sur une période de 24 heures dans la capitale et sa région. Ces chiffres traduisent surtout une intensification des frappes à longue portée dans le conflit, même si leur précision opérationnelle reste difficile à mesurer depuis l’extérieur.

    Moscou visée, mais sans paralysie totale revendiquée

    Toujours d’après Reuters, douze personnes ont été blessées, principalement près de l’entrée de la raffinerie de Moscou. Les autorités ont assuré que les installations technologiques de ce site n’avaient pas été endommagées. L’aéroport Cheremetievo a également indiqué que des débris de drones étaient tombés sur son territoire, sans provoquer de dommages matériels selon son premier bilan.

    Cette séquence illustre un phénomène désormais régulier: l’extension de la guerre des drones loin de la ligne de front. Moscou, relativement mieux protégée que d’autres régions russes, reste moins souvent touchée directement que les zones proches de l’Ukraine. C’est précisément pour cette raison que l’attaque revendiquée comme massive par les autorités russes a eu un retentissement particulier dimanche.

    Pourquoi cette attaque compte politiquement

    Le moment n’est pas anodin. AFP rappelle que cette nouvelle vague intervient après un échange de prisonniers et après l’expiration d’une trêve de trois jours évoquée plus tôt dans la semaine. La même source note aussi que le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait promis davantage de frappes de riposte après une attaque russe sur Kyiv qui, selon les autorités ukrainiennes citées par les agences, a fait 24 morts.

    Autrement dit, au-delà du bilan humain, cette attaque marque une nouvelle montée en puissance de la logique de représailles. L’Ukraine explique régulièrement viser des cibles militaires ou énergétiques à l’intérieur du territoire russe en réponse aux bombardements russes quotidiens. Moscou, de son côté, met en avant l’ampleur des interceptions et les dommages causés à des zones civiles. Dans ce contexte, chaque salve alimente à la fois la guerre de l’information et la démonstration de capacité militaire.

    Ce qu’il faut retenir

    Selon Reuters et une dépêche AFP reprise par Arab News, la Russie affirme avoir été visée par une très large attaque de drones ukrainiens dans la nuit du 16 au 17 mai.

    Le bilan avancé dimanche matin par les autorités russes fait état d’au moins trois morts dans la région de Moscou et d’une quatrième victime à Belgorod, avec plusieurs blessés.

    Les chiffres sur le nombre exact de drones interceptés et sur les dégâts restent à confirmer de manière indépendante, mais l’épisode montre une pression croissante jusque dans l’environnement de la capitale russe.

    Sources

    • Reuters, 17 mai 2026, sur l’attaque de drones visant Moscou et plusieurs régions russes.
    • AFP via Arab News, 17 mai 2026, sur l’ampleur de la vague de drones et le bilan communiqué par les autorités russes.

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